Envie de nature? Voici 5 villages intéressants où il y a très peu de jeunes | 24 heures
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Envie de nature? Voici 5 villages intéressants où il y a très peu de jeunes

Image principale de l'article 5 villages qui restent à conquérir en région

Des villages où il n’y a pas beaucoup de jeunes, ce n’est pas ça qui manque au Québec. En fouillant dans les données de l’Institut de la statistique du Québec, on a identifié 5 endroits intéressants où les habitants âgés entre 20 et 34 ans constituaient moins de 15% de la population. À prendre en note si l’aventure vous tente!

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1. Notre-Dame-du-Laus (Laurentides)              

  • 1580 personnes, dont 108 jeunes (6,8% de la population)                

Vous avez toujours voulu avoir une maison au bord de l'eau, mais votre portefeuille n’est pas du même avis? C’est peut-être que vous ne connaissez pas encore Notre-Dame-du-Laus, un village des Laurentides qui comprend pas moins de 300 lacs.  

Notre-Dame-du-Laus

Jérémie Gravel

Notre-Dame-du-Laus

 «Un condo à Montréal, c'est entre 300 à 400 000$? C’est le prix d’une maison sur le bord de l’eau à Notre-Dame-du-Laus!» lance le maire de la municipalité, Stéphane Roy. 

Et ailleurs dans le village, les affaires sont encore meilleures : on peut par exemple y avoir un triplex pour quelque 200 000$, et de nombreux terrains sont à vendre.  

Surtout, la porte est grande ouverte pour de nouveaux entrepreneurs, assure le maire. «On a besoin d’entrepreneurs en construction et d’une relève entrepreneuriale en agriculture», explique-t-il. 

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Le village est d’ailleurs en train de mettre en place des outils pour attirer les jeunes de 20 à 40 ans; toutes les maisons seront connectées à la fibre optique dès l’automne, par exemple. L’église est en train d’être requalifiée pour devenir un espace multifonctionnel. 

Et pour les amateurs de plein air, le village de Notre-Dame-du-Laus est confortablement installé entre la réserve faunique de Papineau-Labelle et le parc régional du Poisson Blanc.  

En plus les grandes villes les plus proches ne sont pas si loin : Ottawa est à 1h30 de route, et Montréal 2h30.  

2. Stanstead (Estrie)              

  • 2816 personnes, dont 387 jeunes (13,7% de la population)                

Le village de Stanstead, en Estrie, est situé sur la frontière entre le Canada et les États-Unis. Habiter là (quand on n’est pas en pleine pandémie), ça veut dire être tout près des montagnes Blanches, à 3h30 de Boston et 6h de New York... en plus de pouvoir aller faire le plein d’essence à rabais de l’autre côté des lignes! 

Stanstead

AFP

Stanstead

Cette municipalité bilingue fait partie de l’Association des plus beaux villages du Québec et est riche en histoire : elle a été fondée par des pionniers en provenance de la Nouvelle-Angleterre dans les années 1790.  

Environ un million de voyageurs s’arrêtent annuellement au poste douanier de l’autoroute 55 non loin de là, et la situation peut être intéressante pour des investisseurs qui veulent faire des affaires aux États-Unis. Les propriétés n’y sont pas chères : une petite visite sur Centris indique d’ailleurs qu’un triplex en plein centre du village est à vendre pour 254 000$. Ça donne une idée! 

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3. L’Anse-Saint-Jean (Saguenay—Lac-Saint-Jean)              

  • 1234 personnes, dont 109 jeunes (8,8% de la population)                

Aimeriez-vous vivre dans le berceau du Saguenay—Lac-Saint-Jean? Le village de L’Anse-Saint-Jean, où a commencé la colonisation du «Royaume du Saguenay» en 1938 pourrait être l’endroit pour vous.  

L'Anse-Saint-Jean

Municipalité de L'Anse-Saint-Jean

L'Anse-Saint-Jean

«Il y a de la place pour beaucoup de commerces [et de possibilités d’avenir]», assure le maire Lucien Martel, en ajoutant que de jeunes familles ont justement ouvert une boulangerie et un brûloir dans le village.  

C’est le genre d’endroit où on peut avoir une maison de 5 chambres à côté d’une école... pour 169 000$. Et il y a internet haute vitesse, assure le maire!  

L'Anse-Saint-Jean est situé à proximité du mont Édouard, où on retrouve un centre de ski, et fait aussi partie de l’Association des plus beaux villages du Québec.  

4. Saint-Tite (Mauricie)                 

  • 3693 personnes, dont 370 jeunes (10% de la population)               

Le village de Saint-Tite est célèbre pour son festival western, qui attire des centaines de milliers de personnes chaque année.  

Andréanne Lemire/Agence QMI

Cependant, les jeunes restent peu durant l’année dans le village : seulement 10% de la population est âgée entre 20 et 34 ans. Pourtant, il n’y a pas que de la danse en ligne et du rodéo à Saint-Tite : il y a aussi des aubaines immobilières impressionnantes.  

Un coup d’oeil sur Centris nous permet de trouver un duplex à 99 000 $ (vous avez bien lu) ou encore une maison centenaire avec trois chambres à coucher en plein cœur du village à 89 000$.  

Pourtant, c’est à peine à 45 minutes de Trois-Rivières -- avec Shawinigan à mi-chemin. Ça vaut la peine de le considérer.  

5. Baie-Johan-Beetz (Côte-Nord)                

  • 83 personnes, dont 1 jeune (1,2% de la population)                

Aller habiter à Baie-Johan-Beetz, c’est pas pour les peureux : ce village de seulement 83 habitants se trouve à 3h de routes de Sept-Îles.  

Saint-Johan-Beetz

Wikimedia Commons

Saint-Johan-Beetz

Pourquoi on l’a inclus dans cette liste? Parce que c’est le seul village au Québec où on ne retrouve qu’une seule personne âgée entre 20 et 34 ans, et qu’on se dit qu’elle mérite bien d’avoir un peu de compagnie!  

Baie-Johan-Beetz aimerait avoir de nouveaux arrivants, mais on ne vous fera pas d’accroire : il n’y a rien à vendre là-bas tellement c’est petit. La municipalité dit même que le manque d’hébergement est un «problème majeur»... mais elle invite les nouveaux arrivants à soumettre leurs besoins en matière d’habitation au village. Qui sait, il y aura peut-être un moyen de vous accomoder? 

D’ailleurs, en cas de pandémie, c’est peut-être l’un des meilleurs endroits où être au pays. Lorsque la grippe espagnole frappa le Canada en 1918, un seul village fut épargné... celui de Baie-Johan-Beetz.  

Suivez notre reporter Jean Balthazard dans deux villages en plein essor grâce à de jeunes entrepreneurs:    

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