172 000 migrants arrêtés en mars à la frontière entre les États-Unis et le Mexique: ce qu'il faut savoir | 24 heures
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172 000 migrants arrêtés en mars à la frontière entre les États-Unis et le Mexique: ce qu'il faut savoir

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  • Plus de 172 000 personnes ont été appréhendées en mars à la frontière entre les États-Unis et le Mexique   
  • Plus de 20 000 enfants non accompagnés auraient été arrêtés à la frontière   
  • Le nombre de migrants entrés illégalement aux États-Unis est en hausse depuis l’arrivée au pouvoir de Joe Biden   

Les arrestations de migrants à la frontière des États-Unis avec le Mexique ont atteint, en mars, un sommet en 15 ans. Voici tout ce qu'il faut savoir sur la situation à la frontière américaine.

172 000 personnes arrêtées en mars   

Plus de 172 000 personnes ont été appréhendées par les gardes-frontières, le mois dernier, après être entrées illégalement aux États-Unis. 

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Ces arrestations sont en hausse de 71% par rapport à février, selon les données des Services des douanes et des gardes-frontières (CPB).

Un nombre record d'enfants isolés   

Parmi les milliers de migrants appréhendés en mars, il y a toujours de plus en plus de mineurs isolés. Ils seraient actuellement plus de 20 000. 

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Les agents «font ce qu’ils peuvent pour s’occuper au mieux de ces mineurs isolés, mais la situation est intenable», a reconnu l’élue démocrate Veronica Escobar lors d’une conférence de presse, en prônant l’ouverture de nouvelles voies d’immigration légale pour tarir ces flux de clandestins.

Plus de migrants depuis l'arrivée de Joe Biden   

Ces flux avaient commencé à augmenter en 2020, mais ont clairement bondi depuis l’arrivée à la Maison-Blanche de Joe Biden. Ils posent un défi considérable à l’administration démocrate, qui s’est engagée à ne pas refouler les mineurs non accompagnés.

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Dès son arrivée au pouvoir, le démocrate a suspendu les expulsions de sans-papiers, introduit un projet de loi pour leur offrir un chemin vers la citoyenneté et commencé à admettre une partie des demandeurs d’asile qui patientaient depuis des mois dans des camps au Mexique.

Lors de sa première conférence de presse, le 25 mars, le démocrate a défendu son approche. «Je ne vais pas m’excuser d’avoir aboli des politiques qui violaient le droit international et la dignité humaine», a-t-il lancé.

«Chaque année, il y a une augmentation importante des arrivées à la frontière l’hiver», parce que les migrants «ont moins de chances de mourir de chaud dans le désert», a-t-il ajouté.

Biden est responsable, selon les républicains   

De leur côté, les républicains accusent Joe Biden d’avoir causé un «appel d’air» en assouplissant les politiques migratoires de son prédécesseur, Donald Trump, et d’ignorer le problème ainsi créé.

«Cinq fois plus d’arrivées qu’en mars 2020 et le président Biden n’a toujours pas de plan viable», a ainsi tweeté le sénateur Tom Cotton.

«Le chaos à la frontière aurait pu être empêché si on avait gardé les politiques du président Trump, qui fonctionnaient», a estimé de son côté l’élu de la Chambre des représentants Jim Jordan sur la chaîne Fox News.

Plus de 100 000 migrants refoulés   

Près de 104 000 migrants ont immédiatement été refoulés en vertu de règles adoptées pour empêcher la propagation de la COVID-19, ont souligné les gardes-frontières, sans préciser ce qu’il était advenu des autres.

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En théorie, tous les adultes et toutes les familles sont renvoyés de l’autre côté de la frontière, mais les autorités mexicaines n’acceptent pas de reprendre toutes les familles, notamment celles ayant des enfants de moins de six ans.

La moitié de ces migrants sont originaires d’Amérique centrale, notamment du Guatemala, du Honduras et d’El Salvador, d’où ils fuient la pauvreté et la violence des gangs de narcotrafiquants. Plus de 62 000 sont mexicains, d’après les statistiques des CPB.

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