Dans l’univers musical de Richardson Zéphir | 24 heures
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Dans l’univers musical de Richardson Zéphir

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Humoriste devenu également la coqueluche des téléspectateurs de Big Brothers Célébrités, Richardson Zéphir avait tout de même au préalable fait sa place autant sur scène que sur le web.  

  • Image : Sébastien Dorion (d'après une photo d'Étienne Dufresne)  

Avant même la pandémie, l'humoriste proposait à ses fans plus de 60 sketchs mettant en vedette son personnage de policier Sexy... sans compter de nombreuses autres capsules web humoristiques. Le tout a été produit alors qu’il se produisait aussi régulièrement sur scène en stand-up ou avec ses personnages comme Blackman et Magic Jordan.  

Si on se fie à sa présence grandissante à la télé, les différentes vagues de confinement ne semblent pas l’avoir ralenti. Tout comme l’était son idole James Brown, Richardson Zéphir serait-il «l’homme qui travaille le plus dur dans le show business»?  

T’attendais-tu à devenir le chouchou du public québécois à Big Brother Célébrités?

C’est au-delà de mes espérances. C’est quand même terrifiant l’idée d’une télé-réalité. Souvent, il y a des gens qui sortent de là et ils sont «cancellés». Je savais pas. Peut-être qu’avec mes jokes j’allais taper sur les nerfs. Et là, à ma sortie, ce que je vois, c’est surréaliste. J’ai de la misère à y croire. Le monde écoutait ça et leurs enfants aussi.

Est-ce que tu penses que ton expérience d’impro t’a servi dans cette expérience?

T’es la première personne qui m’en parle mais... Big Time! L’impro, quand on est jeune, ça nous apprend le timing. Ça nous apprend aussi l’observation. Je trouve que l’impro nous aide tellement à observer et à comprendre les gens. Vu que j’étais pas dans des alliances, je pouvais quand même savoir ce qui se passait. 

Est-ce qu’il y a une chanson qui te ramène à un souvenir d’impro?

I believe in miracles (You Sexy Thing), ça me rappelle quand je coachais les Gaulois de Maisonneuve. Voici les clés : une impro que Didier Lambert avait faite à l’OPEN de la LUI(*ndlr : tournoi d’impro universitaire). 

Il y a beaucoup de chansons liées aux Vikings de Maisonneuve, mon équipe d’impro du Cégep. Que ce soit Un été à Montréal de Dubmatique, ou That’s the Way I like It. Beaucoup de MC Solaar aussi. Couleur Café, c’est une chanson qui me rappelle des souvenirs comme le retrait de mon chandail d’impro au Collège Maisonneuve. 

Est-ce que tu prévois diffuser d’autres chansons sur ta chaîne Youtube?

Je pense faire plein d’autres tounes. Je suis pas mal sûr que j’vais essayer de faire 2-3 beats ou un album. C’est sûr et certain.

Collabores-tu avec un beatmaker ?

Je travaille beaucoup avec Olivier Fiset. Je pense qu’on va collaborer à vie. Le gars me connaît et, des fois, il me surprend. Une fois je l’appelle et je lui dis : «Je veux faire Le Temps d’une dinde de Michel Barrette en créole, peux-tu me faire le beat?» J’arrive à son studio et il m’a dit «On la fait en kompa mon gars!» Il m’a emmené plus loin et ça a été meilleur. 

Pour ton personnage Ibuprophète, est-ce que tu t’es inspiré d’un vrai rappeur?

Non, Ibuprophète, c’est le cliché du rappeur wannabe qui dit toujours qu’il va produire un album, mais qui ne le sort jamais... tout en demeurant ultra engagé. C'est sûr qu’il y a un peu de musique mais surtout beaucoup de stand-up avec Ibuprophète. C’est toujours un immense plaisir d'incarner ce personnage. 

Qu’est-ce qui jouait dans la maison chez vous quand tu étais jeune?

Du kompa, de la musique créole. Plus tard, ado, j’achetais pas d’album, mais j’écoutais ce que mon grand frère écoutait. Il écoutait du reggae et ma sœur écoutait de la pop. Je me souviens qu'elle avait acheté du Foxy Brown ainsi que du Lauryn Hill. Tout ce que les gens écoutaient autour de moi, je l’écoutais. 

On écoutait beaucoup de vidéoclips dans le temps de Musique Plus. L’émission Vidéo Danse, je me souviens, c’était une religion. On les enregistrait sur des cassettes. 

Musicalement parlant, peux-tu me nommer un héros de jeunesse?

Boule noire! Quand j'étais petit, je le voyais arriver et je me disais «Yé donc ben cool! Il me ressemble un peu.» Aimer d’Amour, je dois l’avoir chanté au moins 500 fois en karaoké. J’exagère pas. C'est peut-être plus. J’ai abusé de son œuvre. (Rires) 

Te souviens-tu du premier album que tu as acheté?

La première cassette que j’ai acheté, c’est SNAP, I Got The Power

Est-ce que tu vas chercher des éléments dans la musique qui t’inspire des numéros ou des blagues?

La musique nous imprègne. La style de musique que tu écoutes dans la vie va influencer ta vie. Quelqu’un d’énervé va écouter du heavy metal, quelqu’un qui veut tout le temps aller au bar cruiser, il va écouter du dance. Quelqu’un qui est stressé, anxieux, moi je lui dis d’écouter du doux reggae. Je pense que ça vient nous influencer de façon inconsciente. MC Solaar a peut-être influencé l’ensemble de mon œuvre par ses textes. C’est mon influence majeure. 

Tu rentres sur scène sur une toune de James Brown... Es-tu un fan de James Brown?

Ah oui! Get Up (l Feel Like Being a) Sex Machine ou We’re gonna have a funky good time, on dirait qu’elle a été écrite pour moi! C’est ça que je veux dire aux gens : on va passer un bon moment. James Brown a écrit ces paroles-là alors il le dit pour moi! (Rires) 

Qu’est-ce que tu écoutes comme musique en écrivant? 

La trame sonore du Fabuleux destin d’Amélie Poulain. Du Ariane Moffatt, du reggae instrumental, du dub. 

Ta dernière découverte musicale ?  

Juste avant la pandémie, en 2020, j’ai découvert beaucoup Burna Boy, un chanteur africain d’Afro-beat. J’aime beaucoup. 

 

Est-ce que ton passage à Big Brother Célébrités t’a inspiré des gags pour ton prochain show?

C’était dur d’écrire. Mais j’ai déjà quelques prémisses sur des sujets variés, mais nécessairement sur Big Brother en tant que tel. J’ai hâte de m’y remettre! 

Pour suivre les projets de Richardson Zéphir, consultez le facebook.com/richardson.zephir. Pour écouter une liste d’écoute inspirée des goûts musicaux de l’humoriste, ça se passe au qubmusique.ca.

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