Économie verte : il faut plus d'étudiants dans les techniques et les DEP | 24 heures
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Économie verte : il faut plus d'étudiants dans les techniques et les DEP

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Photomontage Marilyne Houde

Il n’y a jamais eu autant de programmes de formation pour des métiers «verts» ou qui touchent de près ou de loin à l’environnement. Pourtant, même s’ils mènent à de bons emplois, les étudiants ne sont pas encore assez nombreux à s’y inscrire pour fournir à la demande.  

La directrice générale d’EnviroCompétences, Dominique Dodier, note un engouement certain des jeunes pour étudier en environnement, mais il n’est pas assez grand pour répondre à la demande du marché du travail. 

Si les programmes universitaires de premier et deuxième cycle sont populaires, on ne peut pas en dire autant des programmes techniques dans les cégeps ou des formations professionnelles, qui n’attirent qu’une poignée d’étudiants.  

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Des domaines où il va manquer de travailleurs 

Quels sont ces secteurs de demain où on va manquer de monde?  

Au cours des prochaines années, on va s’arracher les travailleurs spécialisés dans la gestion des résidus. On parle ici autant de camionneurs que de techniciens qui gèrent la collecte et le traitement des matières résiduelles, note Mme Dodier.  

Les besoins seront aussi criants dans le secteur de l’eau, où beaucoup de postes seront à combler rapidement, poursuit-elle. Il s’agit de métiers où l’on contrôle la qualité de l’eau que l’on consomme, par exemple en faisant l’analyse des eaux ou encore l’entretien et l’inspection des équipements des usines. 

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«D’ici 2024, on va avoir besoin de 2000 opérateurs en eaux potables et en eaux usées», explique Dominique Dodier. C’est beaucoup plus que les 119 futurs diplômés qui sont actuellement sur les bancs d’écoles cette année. 

Il faudra aussi que des techniciens en laboratoire se dédient aux services environnementaux; dernièrement, un bon nombre d’entre eux se sont dirigés vers les laboratoires pharmaceutiques en raison «de la demande pandémie», souligne-t-elle.  

Une panoplie de carrières 

Une fois sur le marché du travail, les diplômés en environnement sont en mesure de se trouver du travail très rapidement, assure le directeur adjoint du Centre universitaire de formation en environnement et développement durable de l’Université de Sherbrooke, Jean-François Comeau.  

Des belles carrières, il y en a de toutes les sortes en environnement. Il suffit de suivre ses convictions et de s’informer sur les possibilités offertes dans la branche qui nous passionne, nous expliquent les spécialistes. 

«C’est un domaine qui n’est pas ciblé sur des tâches précises. Ça fait qu’on a autant besoin de camionneurs pour transporter les matières résiduelles que de chefs de projet pour faire des études d’impacts», précise M. Comeau.  

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Manque d’information 

Qu’est-ce qui explique que les programmes techniques et professionnels sont peu populaire auprès des jeunes, alors qu’on note depuis plusieurs années un engouement important au sein de cette clientèle pour l’environnement? 

«D’un côté, il manque de promotion des métiers de l’environnement et du développement durable, explique Dominique Dodier. Il manque donc d’informations aux jeunes pour être capable de prendre une décision et de s’en aller dans le métier.»  

Un constat que partage Jean-François Comeau. «Je suis d’accord pour dire qu’on n’aura jamais assez expliqué aux jeunes jusqu’à quel point on peut faire une très belle carrière en environnement», mentionne-t-il. 

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