Il restaure des bâtiments affectés par des événements météo extrêmes | 24 heures
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Il restaure des bâtiments affectés par des événements météo extrêmes

Mario Caetano
TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

Mario Caetano

Avec le réchauffement climatique, les événements météo extrêmes seront beaucoup plus nombreux, mettant à risque nos villes et nos maisons. Un métier vert à ne pas oublier, c’est donc celui qui consiste à restaurer les bâtiments endommagés par ces pluies abondantes ou ces tempêtes plus nombreuses. 

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Cette réalité n’est pas nouvelle pour Mario Caetano, technicien en restauration après sinistre et président de Refexio, une entreprise qui œuvre dans ce domaine à Montréal. 

Son mandat? «Évaluer d’abord l’ampleur des dommages, donc voir quelle sorte d’intervention on peut faire afin de minimiser les dommages secondaires causés par exemple par l’eau, l’humidité ou la moisissure», détaille le technicien. 

«Une fois qu’on a fait cette évaluation-là, on enchaîne ensuite avec les techniques de nettoyage, de déshumidification, et après on fait l’évaluation pour la reconstruction», poursuit-il. 

Mario Caetano

TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

Mario Caetano

Pluies abondantes et vents violents 

Mario Caetano s’occupe de plusieurs types de sinistres, mais à son avis, la moitié d’entre eux sont reliés à des épisodes météo, une proportion qui va en grandissant.   

De quel type d’événements il est question? Des rivières qui débordent à la suite de précipitations abondantes, des vents violents ou des tornades, des périodes de redoux en janvier ou en février qui entraînent des infiltrations d’eau, entre autres. 

«On a beaucoup aussi de ce qu’on appelle des flash floods, des averses spontanées, quand il fait très chaud, explique Mario Caetano. À l’intérieur de cinq minutes, il pleut vraiment beaucoup. Et ça, on retrouve ça très fréquemment maintenant.» 

Les terrains, souvent secs à l’été, n’ont pas la capacité d’absorber toute cette pluie qui arrive soudainement, provoquant parfois des infiltrations d’eau par les fondations. 

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«Il y a des périodes où on retrouve des vents violents aussi, ajoute le technicien. Il y en avait dans le passé, mais on dirait que maintenant, c’est plus fréquent. Sans nécessairement tourner en tornades, il y a beaucoup de sinistres qui ont augmenté dus aux vents.» 

Et le nombre de ces événements météo devrait augmenter à mesure que le climat se réchauffe, une tendance que Mario Caetano a déjà notée. 

«Je vous dirais que dans les 15 dernières années, on le voit oui, la fréquence est beaucoup plus importante», conclut-il. 

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