#papaUQAM: une marche en bobettes pour soutenir Hélène Boudreau, l'étudiante qui était poursuivie par l'UQAM | 24 heures
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#papaUQAM: une marche en bobettes pour soutenir Hélène Boudreau, l'étudiante qui était poursuivie par l'UQAM

Image principale de l'article Une manif en bobettes devant l'UQAM
Photo Guillaume Cyr

Une centaine de manifestantes en sous-vêtements s'étaient donné rendez-vous, jeudi après-midi devant l’UQAM, pour témoigner de leur soutien à Hélène Boudreau et pour dénoncer la poursuite qu’avait intentée l'institution contre son étudiante.

La marche s’est tenue au lendemain de l’abandon de la poursuite de 125 000$ qui avait été lancée par l’UQAM contre la jeune femme qui avait publié sur OnlyFans et sur les réseaux sociaux des photos d’elle partiellement dénudée avec son diplôme.

Photo Guillaume Cyr

«En bobettes, en veston ou en hijab, laissez les femmes porter ce qu'elles veulent», ont lancé les participantes rassemblées à l’angle du boulevard De Maisonneuve et de la rue Berri, à Montréal. 

Photo Guillaume Cyr

«L’UQAM, si tu savais où on se la met, ta poursuite», ont-elles ensuite scandé. 

Malgré l’entente à l'amiable, les manifestants ont tenu à dénoncer la décision de l’institution d'intenter des procédures judiciaires contre l'étudiante. La marche visait aussi à dénoncer le sexisme de l’UQAM et, plus globalement, de la société. 

Photo Guillaume Cyr

«C'était vraiment important d'être ici, a insisté l'une des organisatrices de la marche, Zoyanne Côté. Est-ce que l’université aurait poursuivi un gars en chest?» 

«J’ai marché dans la rue et je me suis fait siffler deux fois juste en venant ici. Je me suis rappelé pourquoi c'était important [de participer à la marche]», a lancé une autre participante.  

«Comme femme, on dirait que peu importe ce qu'on fait, comment on s'habille ou le métier qu'on veut faire, on est toujours la cible du paternalisme et du patriarcat», a regretté une autre des organisatrices, Olivia, qui ne souhaitait pas dévoiler son nom de famille. 

Elle a par ailleurs souligné le courage des femmes qui ont osé se présenter à la marche en sous-vêtements.  

Une photo controversée

Rappelons qu'Hélène Boudreau avait publié en ligne, à la fin février, une photo d'elle prise alors qu'elle relevait sa toge de finissante pour se dévoiler les seins, tout en tenant son diplôme de l'UQAM bien en évidence. 

L'UQAM avait demandé à l'étudiante de retirer sa photo en mars de tous ses réseaux sociaux, avant de déposer une poursuite de 125 000$ en dommages-intérêts, qui a finalement été abandonnée. 

Un vague de soutien

L’annonce de la poursuite contre l’étudiante avait indigné plusieurs personnes. Vendredi dernier, des gens ont commencé à publier sur les réseaux sociaux des photos d’eux, souvent dans des poses sexy et arborant le logo de l’UQAM, accompagnées du mot-clic #papaUQAM. 

Des personnalités se sont même jointes au mouvement pendant le week-end. C’est le cas de l’humoriste Arnaud Soly, qui a utilisé le logo de l’UQAM pour cacher ses fesses sur une photo de lui nu publiée sur Instagram. 

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