Poing levé: Un ex-représentant de boissons gazeuses s’insurge du nombre de bouteilles de plastique sur le marché | 24 heures
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Poing levé: Un ex-représentant de boissons gazeuses s’insurge du nombre de bouteilles de plastique sur le marché

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À quel point achète-t-on des bouteilles de plastique au Québec? Un ex-représentant de boissons gazeuses a été au cœur du problème et s’indigne maintenant que la dépendance au sucre des consommateurs les pousse à acheter sans cesse du plastique.

«De savoir que je pouvais durant une fin de semaine vendre 10 000 bouteilles dans un seul commerce, ça me choquait» lance François Boudrias, qui a travaillé en 2019 comme représentant de boissons gazeuses à Montréal et dans Lanaudière. 

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Le problème avec le plastique, c’est que certaines sortes resteraient dans l’environnement jusqu’à 1 000 ans. Un bouteille, par exemple, va se décomposer en morceaux de plus en plus petits, appelés microplastiques, qui sont très nocifs pour les êtres vivants. 

D’après François, les gens ne sont pas dépendants au plastique, mais au sucre qu’il y a dans les boissons gazeuses. Le plastique permet seulement, après ça, de consommer ce produit n’importe où et n'importe quand. «Le plastique est tout le temps favorisé parce que c'est le format qui est le moins cher», ajoute-t-il. 

Comme la cigarette dans les années 70

Dans la vie de tous les jours, François tente de consommer le moins de contenants en plastique possible. Il se souvient même qu’il était le seul à avoir une bouteille réutilisable dans les réunions avec ses collègues. 

«Des fois, je me sentais un petit peu comme les gens qui vendaient des cigarettes dans les années 1970 ou même maintenant. On est au courant qu’il y a un problème, mais la machine continue à rouler», se désole-t-il. 

Après un an à devoir vendre le plus de bouteilles de plastique possible, il a finalement quitté l’entreprise. «Je pense que j’étais l’une des premières personnes dans la compagnie qui a dit qu’il démissionnait pour des raisons environnementales», mentionne-t-il. 

Il dit ne pas regretter d’avoir travaillé pour cette compagnie, même si c’est venu avec beaucoup de cheminement. «Ça m’a [au moins] ouvert les yeux sur à quel point la pollution est intense», indique-t-il. 

Afin de diminuer leur consommation de plastique, François propose que les gens puissent carboniser et sucrer leur eau à la maison pour reproduire le goût des boissons gazeuses ou encore, qu’ils achètent plutôt des bouteilles en verre. 

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