La Chine n'a pas encore confirmé sa participation au sommet sur les changements climatiques: le premier pollueur mondial en chiffres | 24 heures
/environment

La Chine n'a pas encore confirmé sa participation au sommet sur les changements climatiques: le premier pollueur mondial en chiffres

Image principale de l'article Chine: le plus gros pollueur mondial en chiffres
AFP

La Chine est le plus gros pollueur au monde, devant les États-Unis, qui tiendront un sommet de deux jours la semaine prochaine sur les changements climatiques.

• À lire aussi: Le Japon va rejeter plus d'un million de tonnes d'eau contaminée de la centrale Fukushima dans l'océan Pacifique

En vue de cet évènement regroupant plusieurs pays du monde, John Kerry, qui est l'envoyé spécial des États-Unis pour la lutte contre le réchauffement climatique, est attendu à Shanghai pour des discussions sur le climat. La Chine n’a toujours pas confirmé sa présence au sommet du président Joe Biden, d’où l’importance de cette visite.

La visite de John Kerry se concentrera sur de potentielles coopérations en matière environnementale entre les deux pays, cruciales pour parvenir à réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre.

En attendant le sommet, qui débutera le jour de la Terre, voici quelques informations à savoir sur la situation de la Chine en matière de climat et d’émissions. Et contrairement à ce qu’on pourrait penser, il n’y a pas que des mauvaises nouvelles. 

60% de charbon  

AFP

La consommation annuelle de charbon de la Chine a presque quadruplé entre 1990 et 2015. Et 60% de l’électricité reste produite grâce à la combustion de houille. 

Le président Xi Jinping s’est toutefois engagé à ce que son pays commence à réduire ses émissions polluantes avant 2030, avant de parvenir 30 ans plus tard à la «neutralité carbone» (c’est-à-dire d’en absorber autant que d’en émettre).

Un tiers des émissions mondiales  

AFP

En 2019, les émissions totales de GES de la Chine étaient estimées à 13,92 milliards de tonnes, soit le double des États-Unis en valeur absolue, mais avec une population quatre fois supérieure (1,4 milliard de personnes).

Entre 2000 et 2018, les émissions chinoises ont triplé et représentent désormais près d’un tiers (29%) de toutes les émissions dans le monde.

Le non fossiles à 20%  

AFP

Le nouveau plan quinquennal chinois (2021-2025), publié en mars, fixe à «20% environ» la part que les énergies non fossiles (éolien, solaire, hydroélectricité) doivent atteindre dans le bilan énergétique d’ici à 2025.

Leader dans l’éolien  

AFP

La Chine est devenue un des leaders des énergies renouvelables, en valeur absolue à tout le moins.

Selon le Conseil mondial de l’énergie éolienne (GWEC), 2020 a été une année record pour l’éolien dans le pays, avec 71,7 gigawatts de nouvelles capacités installées.

Selon le cabinet de recherche Bloomberg New Energy Finance, les capacités éoliennes terrestres raccordées en Chine l’année dernière étaient «plus importantes que celles mises en service dans le monde entier en 2019».

Numéro 1 de l’hydroélectrique  

AFP

La Chine est le plus grand producteur mondial d’énergie hydroélectrique (356,40 gigawatts en 2019) et représente plus de la moitié de la croissance mondiale dans le secteur, selon l’Association internationale de l’hydroélectricité. En comparaison, le Canada se retrouve au 4e rang mondial avec une production évaluée à 81,39 gigawatts en 2019.

L’année dernière, la Chine a installé pour 13,23 gigawatts de nouvelles capacités dans l’hydroélectrique, selon l’Administration nationale de l’énergie.

Sur le même sujet

À lire aussi

Et encore plus