Le Danemark abandonne le vaccin d’AstraZeneca | 24 heures
/bref

Le Danemark abandonne le vaccin d’AstraZeneca

Image principale de l'article Le Danemark abandonne le vaccin d’AstraZeneca
AFP
  •  Le Danemark renonce définitivement au vaccin AstraZeneca à cause de ses effets secondaires «rares», mais «graves» 
  • Le Danemark était déjà le premier pays en Europe à avoir suspendu complètement l’utilisation du vaccin le 11 mars 
  • Au Québec, le vaccin est offert aux personnes de 55 ans et plus  

Le Danemark renonce définitivement au vaccin d'AstraZeneca contre la COVID-19 à cause de ses effets secondaires «rares», mais «graves». Voici tout ce qu'il faut savoir sur cette nouvelle tuile qui s'abat sur le controversé vaccin.

• À lire aussi: Un mort après avoir reçu le vaccin Johnson & Johnson 

Le Danemark abandonne le vaccin d'AstraZeneca  

Les autorités sanitaires danoises ont annoncé mercredi renoncer définitivement au vaccin d'AstraZeneca contre la COVID-19 à cause de ses effets secondaires «rares», mais «graves». 

Malgré les avis du régulateur européen et de l’OMS favorables à son usage, «la campagne de vaccination au Danemark continue sans le vaccin d’AstraZeneca», a indiqué le directeur de l’Agence nationale de Santé, Søren Brostrøm, lors d’une conférence de presse.

C'est le premier pays européen à abandonner ce vaccin contre la COVID-19. 

Un autre vaccin pour la seconde dose  

Les quelque 150 000 personnes qui ont reçu une dose du sérum vont se voir proposer un autre vaccin pour leur seconde dose, selon les autorités.

Le vaccin suspendu depuis le 11 mars  

Le Danemark était déjà le premier pays en Europe à avoir suspendu complètement l’utilisation du vaccin le 11 mars, après des rapports décrivant des cas exceptionnels de caillots sanguins, combinés à un faible taux de plaquettes et à des saignements.

• À lire aussi: Voici pourquoi vous devez maintenant porter le masque à l’extérieur

• À lire aussi: Pas de retour à la normale avant le 24 juin au Québec: ce qu'il faut savoir

Malgré un avis favorable de l’Agence européenne des médicaments (EMA) à son usage, le pays avait maintenu sa suspension, comme la Norvège voisine, choisissant d’approfondir son enquête sur le lien entre ces quelques cas graves et la vaccination.

Le vaccin de nouveau administré en Europe 

Si elle a confirmé le 8 avril un lien avec des cas de thrombose graves, mais rares, l’EMA avait estimé que les bénéfices du vaccin l’emportaient toujours sur les risques.

La majorité des pays européens qui avaient suspendu l’utilisation du vaccin l’ont reprise, le plus souvent en fixant une limite d’âge.

Au Québec?  

Le gouvernement du Québec limite présentement l’utilisation du vaccin aux gens âgés de 55 ans et plus. Des cliniques sans rendez-vous ont récemment été offertes pour écouler les doses de ce vaccin.

Le ministère de la Santé a confirmé, mardi, qu'un premier cas de thrombose est survenu au Québec dans les derniers jours à la suite de l'administration d'un vaccin d'AstraZeneca.

L'Afrique du Sud a aussi renoncé au vaccin 

Ailleurs, l’Afrique du Sud y a aussi renoncé en février, car son efficacité est mise en doute face au variant qui ravage le pays. 

Les États-Unis, tout comme la Suisse, ne l’ont toujours pas autorisé, et le Venezuela a refusé de l’autoriser en invoquant ses effets secondaires.

À lire aussi

Et encore plus