S’inspirer de Mario Kart pour développer des politiques de développement durable et encourager l’agriculture responsable | 24 heures
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S’inspirer de Mario Kart pour développer des politiques de développement durable et encourager l’agriculture responsable

Image principale de l'article Mario Kart inspire un chercheur en environnement
courtoisie

Un chercheur américain adepte de Mario Kart suggère de s’inspirer du célèbre jeu vidéo pour développer des politiques de développement durable et encourager des pratiques agricoles plus respectueuses de l’environnement. Non, il ne s’agit pas d’une plaisanterie. 

Si le succès de ce jeu vidéo développé dans les années 90 n’est plus à prouver, Mario Kart a récemment fait l’objet d’une étude (très sérieuse) parue dans Nature Sustainability.  

Andrew Bell, professeur adjoint en sciences de la terre et de l’environnement au Boston University College of Arts & Sciences, et auteur principal de cette recherche, connaît bien Mario Kart. Il y a joué quand il était petit. Mais bien plus qu’un simple de jeu de course intergénérationnel, le chercheur y voit un véritable outil sociologique. 

Sa réflexion démarre au cours d’un voyage au Malawi (Afrique), puis en Asie, notamment au Pakistan, au Bangladesh et au Cambodge. Au cours de ses recherches, Andrew Bell en arrive à la conclusion que les politiques qui fournissent une aide directe aux agriculteurs des régions les plus pauvres du monde pourraient contribuer à réduire la pauvreté en général, tout en augmentant les pratiques durables et respectueuses de l’environnement. 

Pour Andrew Bell, soutenir économiquement les familles d’agriculteurs qui en ont le plus besoin leur permettrait de rester dans la course, au même titre que les joueurs dont les voitures se retrouvent en queue de peloton et qui ont la possibilité de rattraper leur retard, grâce à de multiples objets (aux effets plus ou moins puissants) qu’ils pourront récupérer sur leur chemin. 

Fournir des «champignons dorés» aux agriculteurs en queue de peloton

Pour appliquer ce principe de «chance pour tous» dans la vie réelle et étendre les ressources financières aux familles et aux communautés agricoles qui en ont le plus besoin, Andrew Bell propose de promouvoir un système connu sous le nom de paiements pour services environnementaux (PSE). En gros, il faudrait appliquer ce système éthique, qui dans le jeu de Mario Kart répond au terme de «rubber banding», et fournir des «champignons dorés» aux familles d’agriculteurs aux revenus les plus modestes.

«Pour améliorer la gestion de l’environnement tout en réduisant la pauvreté, il faut que les chercheurs et les décideurs réfléchissent dès le départ à ce que pourrait être le champignon doré», encourage le chercheur. 

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