Dans l’univers musical de Pierre-Bruno Rivard | 24 heures
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Dans l’univers musical de Pierre-Bruno Rivard

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Avant de se faire connaître dans le milieu de l’humour, Pierre-Bruno Rivard a joué de la basse au sein de la formation Éléphantine. Le musicien et le mélomane en lui demeurent toutefois bien présents.

L’humoriste qui anime également le podcast Le carré de sable est un geek de musique érudit et articulé qui est autant un fan fini de prog metal que de musique ambiante!

Pandémie oblige, est-ce que Le carré de sable a pris plus de places au cours de la dernière année?

Au cours de la dernière année, oui. J’ai toujours été humoriste. Je fais 150 shows par année normalement. Le podcast, c’était juste un sideline. Ça a poigné et j’ai bien aimé le lien que ça me donnait avec les gens. En pandémie, j’étais content d'avoir ça. J’avais accès à tout ce monde-là avec qui je pouvais jaser et garder mon cerveau vivant créativement. 

Tu as arrêté de boire alors que tu avais commencé ta carrière d’humoriste. Est-ce que ça aurait été plus difficile d’arrêter si tu étais toujours dans le monde de la musique?

Totalement! Après les shows je suis sûr que j’aurais mal viré. Parce que tu n’as pas besoin d’avoir la même rigueur en musique une fois que tu connais tes tounes. En humour, il faut que tu t’ajustes et te réajustes aux 10 secondes sur scène. 

À quel âge as-tu commencé à jouer de la musique?

À 14 ans. J’ai demandé une basse à mon père parce que mon meilleur ami jouait du drum. Il voulait que je joue de la basse. J’avais des bonnes notes et j’avais reçu une bourse de l’école. Mon père a pris cet argent-là pour m’acheter une basse. Je l’ai encore d’ailleurs. Elle est pleine de collants de Subway et de n’importe quoi. (Rires) 

Quand tu jouais dans Éléphantine, est-ce que tu composais les tounes?

Un peu, mais pas tant que ça. Quand on jammait, je trouvais des trucs et ça nourrissait la toune, le groove. Mais c’était dur de composer parce qu’il y avait déjà trois têtes fortes qui étaient mélodiques. C’était difficile de trouver ma place dans ce band-là. 

Tu achètes encore des instruments de musique. Est-ce que tu aimerais repartir un band?

J’aimerais vraiment ça. Il faut juste trouver le bon monde. Mais ça fait longtemps que je n'ai pas acheté d’instruments. Même que j’en ai vendu en pandémie. Je joue pas assez pour justifier tout le gear que j’ai. Je ne joue pas avec les instruments à leur juste valeur. Si la DPJ des instruments passait chez nous, elle me les enlèverait! (Rires) 

Quand tu as commencé comme bassiste, est-ce que tu avais un modèle?

Non, c’était pas clair. Quand j’ai commencé, les premières affaires que j’écoutais c’était du prog : Genesis, Yes et compagnie. Mais c’est pas du tout ça que je jouais. Je jouais du punk rock avec mes amis. Le premier bassiste qui m’a fait capoter parce que j’étais pas capable de le suivre, c’est Karl Alvarez de ALL et Descendents

Sinon, Troy Sanders de Mastodon, c’est mon man crush, mon héros à tous les niveaux: bassiste, chanteur, look. Il est malade! 

Tu es un fan de rock progressif. Quels albums tu recommanderais à quelqu’un qui voudrait s’initier au style?

Pour du vieux prog, je dirais d’y aller avec du Genesis et du Yes, qui sont pour moi des valeurs sûres. Avec Selling England By the Pound de Genesis, tu ne te trompes pas. 

Si tu veux tomber dans le prog métal, si tu es plus symphonique, je te dirais Symphony X. Devin Townsend, ce serait une bonne porte d’entrée parce qu’il mélange bien les éléments plus classiques. Aussi, Liquid Tension Experiment, c’est Dream Theater, sans le chanteur. Ce qui est une très bonne chose parce que j’haïs le chanteur. 

Le show qui t’a le plus marqué?

Tous les shows de Devin Townsend que j’ai vus. Ce gars-là est extraordinaire! Sa performance, sa connexion avec le public, ce qu’il réussit à dégager, le plaisir qu’il a, ça dépasse sa musique. Tu ne peux pas sentir une ambiance plus chaleureuse qu'avec lui. 

 

Sinon, tous les shows de Mastodon que j’ai vus. Meshuggah, c’est dur de battre l’expérience que tu vis quand tu les vois en show. C’est une messe! 

Le premier spectacle que tu as vu?

Rise Against au Rainbow près du Métro Vendôme. C’était une salle minuscule. Il devait rentrer 100 personnes. Le stage est à huit pouces du sol. Comme si tu étais dans le sous-sol de quelqu’un. J’avais 14 ans. 

As-tu tout ce qui te faut pour enregistrer des chansons chez toi?

J’ai tout ce qu’il faut sur mon ordi. Dans le fond, quand je me suis équipé pour mon podcast, j’ai réalisé que je m’étais bâti un studio de musique sans m’en rendre compte. (Rires!) 

Une découverte musicale récente?

The Contortionist. C’est vraiment beau comme musique. C’est prog mais c’est chargé émotivement. C’est le genre d’album que j’ai écouté et j’ai pleuré. C’est un band qui m’est rentré dans le corps. Leprous aussi. Le chanteur de Leprous, y a personne qui chante de même et qui me poigne plus dans les tripes. Tu as le goût de lui faire un câlin! 

Tes projets pour les prochains mois?

J’ai commencé à écrire mon prochain spectacle. J’ai Le carré de sable et aussi Curieux Rivard, une série de podcasts où je rencontre des scientifiques et des docteurs en neuroscience et en intelligence artificielle. J'ai des discussions super calées sur des sujets que je connais pas. 

Pour suivre les projets de Pierre-Bruno Rivard, consultez le https://www.facebook.com/pierrebrunorivard.

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