Des élèves noirs «mis aux enchères» sur Snapchat par d’autres jeunes dans un «jeu de commerce d’esclaves» | 24 heures
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Des élèves noirs «mis aux enchères» sur Snapchat par d’autres jeunes dans un «jeu de commerce d’esclaves»

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Photo AFP

Des adolescents texans ont fait les manchettes de plusieurs médias américains, cette semaine, après avoir été pris à «mettre aux enchères» leurs collègues de classe noirs dans un sordide «jeu de commerce d’esclaves».

Selon une station locale de NBC, des élèves de neuvième année d’une école d’Aledo, au Texas, auraient mis en place, sur l’application de messagerie Snapchat, un groupe de discussion intitulé «Commerce d’esclaves» («Slave Trade»), rempli de propos racistes.

Sur celui-ci, les jeunes, âgés de 14 et 15 ans, auraient attribué une valeur monétaire à différents élèves noirs de leur classe, se les «échangeant» ensuite à la façon d’un jeu.

En guise d’exemple, un adolescent «valait» 100$, alors qu’un autre avait un «prix» de 1$ en raison de ses cheveux.

L’un des élèves visés aurait découvert le tout, averti les dirigeants de l’école et parlé en ligne du triste manège inventé par ses pairs. Ces derniers auraient alors été «disciplinés» par l’établissement scolaire, qui a également envoyé un courriel aux familles pour expliquer la situation.

Cependant, quelques parents auraient été choqués par la note, alors que les agissements des adolescents y auraient été qualifiés de «cyberintimidation» plutôt que de «racisme».

«Appeler ça de la cyberintimidation plutôt que du racisme, c’est vraiment la goutte qui fait déborder le vase», a commenté Mark Grubbs à NBC News. Le père de trois enfants les a depuis retirés de l’école en question.

«Ça me rend malade dans le sens de: "Qui pensent-ils qu’ils sont? Qu’est-ce qui leur donne le droit de penser qu’ils peuvent faire ça à quelqu’un d’autre?"» a-t-il ajouté au sujet des jeunes derrière le groupe Snapchat.

Comme l’a précisé la BBC, l’école a ensuite partagé une autre déclaration, reconnaissant que les gestes posés étaient à la fois du «harcèlement racial» et de la «cyberintidimation».

«Cet incident a causé une douleur incroyable aux victimes, à leurs familles et autres élèves de couleur et à leurs familles et, pour cette raison, cela nous attriste grandement», peut-on y lire. Une déclaration que certains parents ont jugé encore une fois trop tiède.

«Je suis encore un peu déçue du courriel, ça ne se rend pas jusqu’à appeler [les gestes] du discours haineux», a affirmé une autre mère, Ella Bullock, à NBC.

Selon la chaîne de télévision américaine, un groupe de parents s’apprêterait à se présenter lundi prochain à la commission scolaire afin d’exiger un plan plus précis afin de combattre le racisme à l’école.

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