200 000 nouveaux cas de COVID-19 en seulement 24 heures en Inde: ce qu’il faut savoir | 24 heures
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200 000 nouveaux cas de COVID-19 en seulement 24 heures en Inde: ce qu’il faut savoir

Les gens se pressent le long d'une route très fréquentée à Mumbai le 12 avril 2021, alors que l'Inde dépassait le Brésil en tant que pays avec le deuxième plus grand nombre d'infections au coronavirus.
AFP

Les gens se pressent le long d'une route très fréquentée à Mumbai le 12 avril 2021, alors que l'Inde dépassait le Brésil en tant que pays avec le deuxième plus grand nombre d'infections au coronavirus.

  • L'Inde a enregistré 200 000 cas de COVID-19 en seulement 24 heures, un record  
  • Le pays a aussi déploré 1038 décès, pour un total de 175 000 morts   
  • L'Inde est devenue le deuxième pays le plus touché par le COVID-19 en termes de nouvelles contaminations par jour   

L’Inde a enregistré un record de 200 000 nouveaux cas de COVID-19 au cours des dernières 24 heures. Voici tout ce qu'il faut savoir sur cette deuxième vague de contaminations massive qui continue de prendre de l’ampleur dans le pays de 1,3 milliard d’habitants.

• À lire aussi: La 3e vague de COVID, gonflée par les variants, devrait frapper en avril au Québec

200 000 nouveaux cas, 1038 décès  

L'Inde a rapporté 200 000 cas de COVID-19 jeudi, le nombre de contaminations quotidiennes ayant plus que doublé depuis début avril. 

Le pays, qui a enregistré au total plus de 14,1 millions de cas depuis le début de la pandémie, a déploré aussi 1038 décès en 24 heures, soit près de 175 000 morts au total, selon les données du ministère de la Santé.

Le deuxième pays le plus touché dans le monde   

L'Inde est devenue, lundi, le deuxième pays le plus touché par la COVID-19 en ce qui concerne le nombre de nouvelles contaminations par jour, dépassant le Brésil.

Les experts incriminent les fêtes religieuses, les rassemblements politiques et tous les lieux publics bondés. Mercredi, le gouvernement a ajourné les examens scolaires prévus en mai-juin pour les 15-18 ans.

AFP

Restrictions et confinements partiels   

Cette nouvelle flambée en Inde, avec deux millions de nouvelles contaminations ce mois-ci, a conduit de nombreux États et territoires gravement touchés à imposer des restrictions, voire des confinements partiels.

L’État le plus riche du pays, le Maharashtra, principal foyer de contamination, a imposé la semaine dernière un confinement les week-ends et un couvre-feu nocturne.

Mais cet État, qui abrite la capitale économique de Mumbai (Bombay) a prévenu qu’un confinement total, que les autorités cherchent à tout prix à éviter pour protéger l’économie déjà dévastée, pourrait être instauré dans les prochains jours si les contaminations continuent d’augmenter.

Nouvel exode de migrants    

La situation a incité de nombreux travailleurs migrants à quitter Mumbai et d’autres villes de l’État, provoquant des scènes qui font écho à l’exode de l’année dernière, lorsque le gouvernement avait interrompu toutes les activités presque du jour au lendemain.

Le gouvernement de New Delhi a annoncé, de son côté, de nouvelles restrictions jeudi, imposant un couvre-feu pour le week-end et ordonnant la fermeture des centres commerciaux, des gymnases et des spas dès vendredi soir.

La mégapole d’environ 25 millions d’habitants a enregistré plus de 17 000 nouvelles contaminations mercredi, soit le nombre le plus élevé en une seule journée depuis le début de la pandémie.

L’État de Uttar Pradesh, dans le nord de l’Inde, comptant plus de 240 millions d’habitants, a également imposé le couvre-feu dans les grandes villes afin de maîtriser la flambée de COVID-19. 

AFP

Les hôpitaux débordent   

Les hôpitaux indiens ont du mal à faire face à la situation, manquant de lits, d’oxygène et de médicaments contre le coronavirus, comme le Remdesivir.

Des médecins, dans les villes les plus touchées de l’Inde, font état d’une augmentation inquiétante du nombre de patients atteints de la COVID-19, âgés de moins de 45 ans, souffrant de symptômes plus graves par rapport à l’an dernier. «Nous voyons également des enfants de moins de 12 et 15 ans admis avec des symptômes. L’année dernière, pratiquement aucun enfant ne présentait de symptômes», a déclaré à l’AFP Khusrav Bajan, consultant à l’hôpital national P.D. Hinduja de Mumbai.

Les efforts déployés par l’Inde pour vacciner 300 millions de personnes d’ici juillet se sont heurtés à des obstacles. Seulement 114 millions d’injections ont été administrées jusqu’à présent, selon les autorités locales et les stocks de vaccins sont en baisse. 

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