Joe Biden sanctionne Moscou et expulse dix diplomates russes: ce qu'il faut savoir | 24 heures
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Joe Biden sanctionne Moscou et expulse dix diplomates russes: ce qu'il faut savoir

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  • Le gouvernement de Joe Biden a annoncé jeudi une série de sanctions financières sévères contre la Russie
  • Washington a aussi annoncé l’expulsion de dix diplomates russes
  • Allant jusqu’à qualifier Vladimir Poutine de «tueur», Joe Biden promettait d’être nettement plus ferme que Donald Trump

Le gouvernement de Joe Biden a annoncé jeudi une série de sanctions financières sévères contre la Russie et l’expulsion de dix diplomates russes. Voici tout ce qu'il faut savoir sur la contre-attaque de Wshington.

La riposte de Joe Biden 

Depuis son arrivée à la Maison-Blanche, le nouveau président des États-Unis avait fait savoir qu’il mettait au point sa riposte contre une série d’actes imputés à Moscou, dont une cyberattaque géante et des ingérences dans les élections américaines de novembre.

Allant jusqu’à qualifier Vladimir Poutine de «tueur», Joe Biden promettait d’être nettement plus ferme que son prédécesseur Donald Trump, accusé de toutes parts de complaisance à l’égard du maître du Kremlin.

Vladimir Poutine

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Vladimir Poutine

Le président Biden a signé un décret suivi de sanctions immédiates, et qui permettra aussi de punir à nouveau la Russie «si elle continue ou favorise une escalade de ses actions de déstabilisation internationale», a prévenu la Maison-Blanche dans un communiqué.

Le Trésor américain a interdit aux banques américaines d’acheter directement de la dette émise par la Russie après le 14 juin prochain.

Une gigantesque cyberattaque  

Washington sanctionne également six sociétés technologiques russes accusées de soutenir les activités de piratage informatique du renseignement de Moscou.

Il s’agit d’une riposte à la gigantesque cyberattaque de 2020, désormais formellement imputée à la Russie, ayant utilisé comme vecteur SolarWinds, un éditeur américain de logiciels dont un produit a été piraté pour introduire une faille chez ses utilisateurs, y compris plusieurs agences fédérales américaines.

Les élections de 2020, la Crimée  

Par ailleurs, le Trésor sanctionne 32 entités et personnes accusées d’avoir tenté, au nom du gouvernement russe, «d’influencer l’élection présidentielle de 2020 aux États-Unis», selon la Maison-Blanche.

Et le gouvernement américain impose aussi des sanctions à huit personnes et entités liées à «l’occupation» de la Crimée, en «partenariat» avec l’Union européenne, le Royaume-Uni, l’Australie et le Canada.

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De son côté, le département d’État américain a expulsé dix diplomates russes à Washington, accusés pour certains d’être des membres des services de renseignement de Moscou.

Toutes ces sanctions visent aussi à tenir les autorités russes «pour responsables» après des accusations de primes offertes par la Russie à des talibans pour attaquer des soldats américains en Afghanistan. Mais un haut responsable américain a précisé que le renseignement des États-Unis ne pouvait confirmer la véracité de ces allégations qu’avec un degré de confiance «faible à modéré».

L’empoisonnement de Navalny 

Ces sanctions s’ajoutent à une première série de mesures punitives annoncées en mars en réponse à l’empoisonnement de l’opposant Alexeï Navalny.

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Réponse russe «inévitable» 

Il s’agit d’une des offensives les plus dures contre la Russie depuis l’expulsion de nombreux diplomates à la fin du mandat de Barack Obama. Et la réponse ne s’est pas fait attendre.

«Un tel comportement agressif recevra une forte rebuffade. La réponse aux sanctions sera inévitable», a prévenu la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova. 

«Les États-Unis ne sont pas prêts à accepter la réalité objective d’un monde multipolaire qui exclut une hégémonie américaine et s’appuient sur la pression des sanctions et l’ingérence dans nos affaires intérieures».

Moscou a aussi dit avoir convoqué l’ambassadeur américain John Sullivan pour «une conversation difficile», mais ce dernier a assuré avoir été reçu à sa demande, lors d’une rencontre «professionnelle et respectueuse».

La Russie a aussi averti que ces sanctions n’allaient «pas favoriser» l’organisation d’un sommet Biden-Poutine. 

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