Les Montréalais plus disciplinés ou plus chanceux? Voici pourquoi Montréal pourrait mieux résister que d’autres régions à la troisième vague | 24 heures
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Les Montréalais plus disciplinés ou plus chanceux? Voici pourquoi Montréal pourrait mieux résister que d’autres régions à la troisième vague

Image principale de l'article Pourquoi Montréal résiste mieux à la 3e vague?
Photo Agence QMI, Joël Lemay

Montréal, qui a été l'épicentre de la pandémie de COVID-19 lors des première et deuxième vagues, résiste toujours à la troisième vague, alors que d'autres régions du Québec, comme l'Outaouais et la Capitale-Nationale, sont durement touchées. Avec les variants qui poursuivent leur progression partout au Québec, comment expliquer que la situation soit encore contrôlée dans la métropole?

Joël Lemay / Agence QMI

On a posé la question à Benoit Barbeau, professeur au Département des sciences biologiques de l’UQAM et expert en virologie, qui y va de quelques hypothèses.

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Est-ce que Montréal a été chanceuse?   

Le hasard pourrait avoir joué en faveur de Montréal. Contrairement à Québec, il n'y a pas eu d'évènement «supercontaminateur» où une personne extrêmement contagieuse, qui se trouve au mauvais endroit au mauvais moment, contamine un grand nombre de personnes d'un coup. 

«Quelqu’un d’extrêmement contagieux se retrouve dans un environnement avec plusieurs personnes et avec des conditions moins respectées peut soudainement mener à une explosion de cas», a expliqué M. Barbeau, en soulignant le cas de Québec, sans toutefois viser un endroit en particulier. 

On pourrait néanmoins penser à l'éclosion au Méga Fitness Gym qui est liée à plus de 500 cas dans la région de Québec. 

Les Montréalais sont-ils plus disciplinés?       

 La force avec laquelle Montréal a été frappé lors des deux premières vagues pourrait avoir influencé les comportements des Montréalais qui pourraient être plus nombreux à respecter les règles à la lettre. 

Photo Agence QMI, Joël Lemay

«J’aurais tendance à dire que Montréal suit plus les consignes sanitaires qu’une personne dans une autre zone rouge, avance le virologue. On a vécu une situation plus lourde dès le départ, alors on a peut-être changé de comportements.»

Cette hypothèse ne pourrait toutefois expliquer à elle seule le succès de la métropole à repousser la troisième vague, insiste-t-il. 

Est-ce que c'est parce que Montréal est restée en zone rouge?          

Le maintien de Montréal en zone rouge pourrait constituer une piste intéressante, selon Benoit Barbeau. Les Montréalais ont effectivement eu droit à moins d'allégements aux consignes sanitaires qu'ailleurs au Québec.

Joël Lemay / Agence QMI

Il compare la situation sur l'île de Montréal à celle à Québec où, après quelques semaines en zone orange, les commerces non essentiels et les écoles ont été refermés en raison d'une hausse importante des nouveaux cas. 

Est-ce que c'est grâce aux vaccins?       

Pour M. Barbeau, la vaccination n'y est pour rien. Pour avoir un impact sur la progression du virus, il faudrait qu'un pourcentage «élevé» de la population ait été vacciné, donc au moins 50% de tous les Montréalais, voire plus. 

Joël Lemay / Agence QMI

Mais attention: la troisième arrivera... tôt ou tard         

Avec les variants qui s'imposent de plus en plus, M. Barbeau demeure néanmoins «pessimiste» pour les prochaines semaines. Selon lui, Montréal goûtera tôt ou tard à la troisième vague.  

Joël Lemay / Agence QMI

Les seules lueurs d’espoir: le retour de la chaleur et la vaccination. 

Avec l’arrivée des beaux jours, les gens ont effectivement tendance à se rassembler à l’extérieur plutôt qu’à l’intérieur, ce qui réduit les risques de transmission. La campagne de vaccination devrait aussi continuer de s’accélérer au cours des prochaines semaines, ce qui pourrait faire en sorte de limiter l’impact de la troisième vague. 

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