Des mères québécoises s’attaquent à la crise climatique pour protéger l'avenir de leurs enfants | 24 heures
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Des mères québécoises s’attaquent à la crise climatique pour protéger l'avenir de leurs enfants

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Inquiète pour l’avenir de ses filles, une jeune femme de 27 ans milite avec 5000 autres mères à travers le Québec pour faire bouger les gouvernements provincial et fédéral dans la lutte aux changements climatiques.

«On parle beaucoup de 2050 comme étant une date où on pourrait être à court de ressources. Mes enfants vont avoir 30 ans à ce moment-là, à peu près mon âge. Et j’ai envie qu’elles puissent grandir dans un environnement sain», explique Sophie Daunais-Ouimet, qui a deux filles, âgées respectivement de quelques semaines et de deux ans. 

Elle a donc décidé de s’impliquer dans le mouvement Mères au front, créé en mars 2020. La réalisatrice Anaïs Barbeau-Lavalette et l'écologiste et sociologue Laure Waridel sont à l’origine de ce projet, qui vient de fêter son premier anniversaire d’existence. 

Adopter une loi contraignante

«On pense que c'est vraiment le temps que le gouvernement fasse preuve de courage, puis crée une loi vraiment contraignante pour réduire les émissions de gaz à effet de serre», ajoute Sophie à propos de la mission de Mères au front. 

Sur son site web, l’organisme rappelle qu’«il n’existe aucune mesure en ce moment qui oblige le gouvernement à agir afin de respecter ses cibles» de réduction de gaz à effet de serre.

Malgré la pandémie et le fait qu’elles ont pu faire beaucoup moins d’actions que prévu, l’initiative a rapidement gagné des adeptes depuis sa création. Des groupes se mobilisent maintenant au Saguenay, en Abitibi, à Gatineau, à Québec ainsi qu’à Montréal. 

Le mouvement a par exemple organisé une veillée au mois de juin, où des centaines de personnes se sont réunies devant le Parlement du Québec et dans quatorze villes habillées en noir et arborant le symbole de l’organisme, un coeur vert. Elles ont aussi déposé un document réunissant 101 idées pour une transition écologique à des députés ainsi qu’au premier ministre canadien, Justin Trudeau. 

Gérer son écoanxiété

En faisant de telles actions, Sophie estime qu’elle peut mieux gérer son écoanxiété puisqu’elle «a l'impression de contribuer à faire changer les choses». La jeune mère de famille redoute tout de même le moment où ses filles vont grandir et vont commencer à lui poser des questions sur l’environnement. «J'ai peur de ce moment-là où elles vont réaliser que peut-être que la planète ne sera plus pareille», reconnaît-elle. 

Elle espère au moins d’ici là que l’organisme Mères au front ainsi que d’autres initiatives vont réellement pousser les gouvernements à freiner l’impact des changements climatiques. 

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