Promettant une riposte «rapide et dure», Vladimir Poutine adresse une mise en garde à l’occident: ce qu’il faut savoir | 24 heures
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Promettant une riposte «rapide et dure», Vladimir Poutine adresse une mise en garde à l’occident: ce qu’il faut savoir

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  •  Vladimir Poutine, dans son grand discours annuel, a adressé une mise en garde à ses adversaires étrangers  
  • Il a promis à ses rivaux une riposte «dure» s’ils tentaient de s’en prendre à la Russie 
  • La Russie est visée par de multiples sanctions occidentales, en raison du conflit en Ukraine, de la répression de l’opposition, d’accusations de cyberattaques, d’espionnage et d’ingérences électorales   

Vladimir Poutine a promis mercredi à ses rivaux étrangers une riposte «dure» s’ils tentaient de s’en prendre à la Russie, sur fond de tensions croissantes avec l’Occident. Voici ce qu'il faut savoir sur la mise en garde du président russe.

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Une mise en garde à ses adversaires 

Le président russe, dans son grand discours annuel, a adressé une mise en garde à ses adversaires étrangers.

«Les organisateurs de provocations menaçant notre sécurité le regretteront comme jamais ils n’ont eu à regretter quelque chose», a-t-il martelé.

«J’espère que personne n’aura l’idée de franchir une ligne rouge», a-t-il encore dit, promettant une riposte «asymétrique, rapide et dure».

Washington et l’UE dénoncent depuis des semaines le déploiement de dizaines de milliers de soldats russes aux frontières de l’Ukraine. Ils critiquent sans relâche l’emprisonnement du principal détracteur du Kremlin, Alexeï Navalny, en grève de la faim depuis trois semaines et qui serait mourant selon ses proches.

La Russie visée par des sanctions occidentales 

La Russie, du fait du conflit en Ukraine, de la répression de l’opposition, d’accusations de cyberattaques, d’espionnage et d’ingérences électorales est sous le coup de multiples sanctions occidentales.

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Mais le seul dossier international précis abordé par M. Poutine est celui d’une supposée tentative «de coup d’État et d’assassinat du président du Bélarus», révélée le weekend dernier par les services de sécurité des deux pays.

M. Poutine a dénoncé le silence occidental, à la veille d’une rencontre à Moscou avec son homologue bélarusse Alexandre Loukachenko, honni en Occident du fait de la répression brutale d’un mouvement de contestation depuis août 2020.

Le parti de Poutine impopulaire 

Sur le plan intérieur, la crise économique et sanitaire due à la COVID-19 a figuré en bonne place du discours, d’autant que des législatives sont prévues en septembre. Il a promis des aides supplémentaires aux familles ou encore de freiner l’inflation des prix alimentaires.

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« Le plus important maintenant est d’assurer la croissance des revenus des citoyens », a-t-il dit, le pouvoir d’achat des Russes étant en berne depuis des années, sous l’effet des sanctions et désormais aussi de la pandémie.

À l’approche des élections, Vladimir Poutine reste populaire, mais son parti, réputé corrompu, ne l’est guère. Selon le baromètre de l’institut Levada de mars, les intentions de vote pour Russie Unie sont à 21%.

Une impopularité sur laquelle M. Navalny comptait s’appuyer durant la campagne.

L'immunité collective pour l'automne  

Sur le plan sanitaire, M. Poutine a salué les succès scientifiques russes, avec l’élaboration de vaccins anti-Covid nationaux, qui doivent « permettre à l’immunité collective de se développer à l’automne ».

Pas un mot sur Navalny  

Sans surprise, M. Poutine n’a dit mot du sort d’Alexeï Navalny, qui a cessé de s’alimenter le 31 mars pour protester contre ses conditions de détention. L’Occident réclame sa libération et la vérité sur son empoisonnement en août 2020 et dans lequel les services spéciaux seraient impliqués.

Alexeï Navalny

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Alexeï Navalny

Dans l’espoir de peser le jour du discours présidentiel, ses partisans ont appelé à des manifestations dans une centaine de villes.

«Pour obtenir des élections honnêtes et la libération de prisonniers politiques il faut des centaines de milliers, des millions de gens dans la rue et pas une fois, mais autant de fois que nécessaire», a estimé sur YouTube Léonid Volkov, un proche de M. Navalny qui s’est exilé.

La mobilisation semblait moins importante que lors de précédentes manifestations en janvier et février, lorsque des dizaines de milliers de Russes avaient manifesté, entraînant au moins 11 000 arrestations.

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À Novossibirsk en Sibérie, ils étaient des centaines, selon une vidéo du Fonds de lutte contre la corruption de M. Navalny, scandant « Poutine tueur ». À Tomsk, où l’opposant avait été empoisonné, une petite foule criait «Libérez-le».

L’épouse de M. Navalny, Ioulia, a elle publié une photo du couple avec leur deux enfants proclamant «Reviens vite!»

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