Dans l’univers musical de Rej Laplanche | 24 heures
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Dans l’univers musical de Rej Laplanche

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En plus d’avoir passé 16 ans comme VJ à MusiquePlus, Rej Laplanche, Réjean Claveau de son vrai nom, n’a jamais cessé de graviter autour du monde musical.

Il a d’ailleurs été à la barre de l’émission-culte 1-2-3 punk pendant 10 ans. Celle-ci revient d'ailleurs en force dans une nouvelle formule présentée sur le web, toujours animée Rej Laplanche.  

Cette résurrection du concept en virtuel est due entre autres à une précieuse collaboration avec Karl-Emmanuel Picard du L’anti Bar & Spectacles à Québec qui diffuse l’événement une fois par mois. 

Survol d’une carrière aux premières loges de la scène punk québécoise des 20 dernières années. 

Est-ce que la nostalgie associée à la pandémie a encouragé le retour de 1-2-3 punk?

Oui, les astres se sont bien alignés pour ramener 1-2-3 punk. Parce que les gens se sont habitués à regarder à consommer du stock «virtuel». Que ce soit des spectacles d’humour ou de musique. 

Tu n’as jamais joué dans un band, mais est-ce qu’on t’a approché pour être gérant?

Oui, quand j’ai commencé à Musique Plus. La première année, j’étais programmateur musical. À ce moment-là, ça m’intéressait quand même. Cette passion d’aider les jeunes bands s’est transféré à 1-2-3 punk. Je me souviens d’avoir aidé les gars de SUBB, Fifty Nutz, Redcore, Raid

Quand tu as étudié en communication, est-ce que tu prévoyais de consacrer ta carrière à la musique?

C’est exactement ce que je voulais faire. Quand j’étais jeune, mon père était dans l’armée et on déménageait souvent. Une partie de ma jeunesse j’étais en Ontario et une autre partie au Québec. Je suivais beaucoup plus Muchmusic et MusiquePlus. Mon rêve c’était d’être VJ à MuchMusic ou MusiquePlus. Un rêve qui est devenu réalité. 

Est-ce que j’aurais pu imaginer que j’aurais fait près de 25 ans de carrière strictement en musique? Je pense pas que j’aurais pu penser que c’était faisable mais c’est ce que je voulais. 

Dans tes années à Musique Plus, est-ce qu’y a un groupe dont tu avais prévu le succès avant tout le monde?

Il y a une toune, Steal My Sunshine de Len. Je me souviens, je faisais partie du comité musical à cette époque, et ce clip-là arrive. C’était un peu mitigé à la réunion. Je me suis levé et j’ai dit «On ajoute ça en grosse rotation de fous, parce que ça va être immense!» 

Quels ont été les premiers albums punk de ta collection?

Les albums de Ramones. J’ai toujours été un plus grand fan de ce qui se passait à New York que ce qui se passait en Angleterre. Même si je suis un fan de The Clash. J’aimais aussi Fugazi. Sinon, ça irait à l’explosion de la deuxième scène punk: Smash d'Offspring, Dookie de Green Day, ...And Out Come the Wolves de Rancid. J’étais un adolescent assez heureux donc j’ai jamais embarqué dans le grunge. (Rires) 

Tu m’as devancé, j’allais te demander quelle est ta période préférée du punk...

De 1994 à 2000. On surfait sur le top de la deuxième vague. C’était magique. Toutes les branches du punk étaient bien représentées. Le ska-punk, le skate-punk. Un peu plus tard, le emo arrive. Le pop-punk explosait. C’était le meilleur buffet punk qu’on avait. 

Tu as déjà dit que la fin de MusiquePlus était due en partie à l'arrivée de Youtube. Est-ce qu’il y a quelque chose que Youtube n’a pas remplacé?

Malheureusement, MusiquePlus ne s’était pas adapté. Sans nommer de nom, il y a des personnes qui disaient «Youtube, ça va passer et tout va revenir comme avant!» 

Pour répondre à ta question, MusiquePlus et les VJ, c’était de la télé-réalité avant la télé-réalité. C’était comme la vraie vie qu’on présente mais avec de l’info musicale et des anecdotes. Présenter des clips parmi les gens qui sont en train de travailler, prendre des appels et booker des groupes. C’était du live

C’est ça que tu n’as pas avec Youtube. C’est une goutte dans un océan de musique. Se retrouver là-dedans, c’est pas facile. C’est justement le fun d’avoir un VJ passionné d’un style en particulier qui te présente d’une façon le fun et original un band, un clip, une toune.

Tu as eu un accès privilégié aux artistes dans les loges, les bus de tournée. Quel film ou série dépeint le mieux la réalité des groupes rocks?

Backstage Passport avec NOFX. Je connais bien les gars de NOFX, j’ai fait de la tournée avec eux. Ce qui se passe dans Backstage Passport, c’est pas de la mise en scène. Ça reflète vraiment la réalité de la vie de tournée. 

Tes coups de cœur dans les groupes actuels ?

Je suis fan de Thick Glasses. Il y a aussi une super belle scène hardcore à Québec avec Sudden Waves, Get the Shot. Il y a aussi les bands comme Hitch & Go, Our Darkest Days. Les gars de Mute continuent de sortir du matériel. Les Planet Smashers sont encore là. La scène punk est en santé en ce moment au Québec. 

C’est quoi les projets à venir pour 1-2-3 punk?

Les plans à long terme seraient de faire des épisodes de qualité une fois par mois et voir où ça peut nous mener. C’est vraiment quelque chose qu’on fait par plaisir, par passion. C’est super tough parce qu’on s’était donné le mandat de faire une prestation par mois parce que c’est quand même du travail parmi le travail qu’on a à faire au quotidien. 

Ça a son lot de défis aussi parce qu'il y a tellement de groupes que je voudrais inviter. La liste est longue. Je pourrais faire des shows pendant 5 ans avant de finir ma liste. 

Pour suivre les projets de Rej Laplanche, consultez le facebook.com/rejlaplanche

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