Pour la première fois en huit ans, un vélo fantôme sera décroché ce dimanche à Montréal | 24 heures
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Pour la première fois en huit ans, un vélo fantôme sera décroché ce dimanche à Montréal

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Photo SYLVAIN DENIS / AGENCE QMI

Le vélo fantôme installé sous le viaduc des Carrières sur la rue Saint-Denis en l’honneur d’une cycliste décédée sera retiré dimanche pour souligner la mise en place du Réseau express vélo (REV), une réalisation qui «aurait permis à Mathilde de survivre».

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Ce sera la première fois, depuis la fondation du collectif en 2013, qu'un vélo sera retiré. 

«On est arrivé à une nouvelle étape», souligne le porte-parole pour Vélo fantôme, Laurent Deslauriers, ajoutant que l'accident lors duquel Mathilde Blais a perdu la vie ne pourrait plus se reproduire aujourd'hui grâce à l'implantation du REV. 

JOEL LEMAY/AGENCE QMI

Le regroupement, qui souhaite mettre en lumière le manque d’aménagements cyclables dans la métropole et partout au Québec, commémore les cyclistes morts sur la route en installant un vélo à l'endroit précis de l'accident. 

Depuis 2013, ce sont 11 vélos qui ont été installés à Montréal et dans les environs, rappelle Laurent Deslauriers. 

La bicyclette blanche sera remplacée par une plaque commémorative à la mémoire de Mathilde Blais. Cette décision a été prise avec l'accord de la famille de la victime. L’orthopédiste de 33 ans est décédée en 2014, après avoir été happée par un camion sous le viaduc du quartier Rosemont–La Petite-Patrie. 

Le vélo sera envoyé au Musée de la civilisation de Québec. 

JOEL LEMAY/AGENCE QMI

Encore «du chemin à faire»  

Même si le nombre de morts à vélo a légèrement diminué à Montréal en 2020 et que les aménagements sont plus nombreux qu’en 2013, on peut encore faire mieux, croit Laurent Deslauriers. 

«Définitivement, il y a encore du chemin à faire. On en retire un [vélo fantôme], mais un autre sera installé deux kilomètres plus loin, sur l'avenue Papineau», mentionne-t-il. Le 8 avril dernier, un cycliste a perdu la vie sur Le Plateau-Mont-Royal après avoir été heurté par un véhicule qui faisait des tonneaux. 

Photo Agence QMI, Maxime Deland

Pour Laurent Deslauriers, malgré les avancements, deux dangers guettent toujours les cyclistes à Montréal: les limites de vitesse permises trop élevées sur certains axes routiers de la métropole et les véhicules lourds. 

«La forme des véhicules lourds [camions], avec leur angle mort énorme et leur très long nez [le capot devant le véhicule], fait en sorte que les conducteurs ne voient pas bien les cyclistes et les piétons, ajoute-t-il. Ça prend des camions avec des nez plats comme en Europe.»

Alors qu’un premier vélo fantôme sera retiré à Montréal, l’organisme souhaiterait étendre son champ d’action et militer pour l’implantation d’aménagements sécuritaires pour les piétons. Le collectif voudrait aussi sortir davantage de Montréal et installer des vélos fantômes partout au Québec, bien que cela nécessite plus de financement et une plus grande équipe.  

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