Sur TikTok, elle brise les mythes sur l’autisme | 24 heures
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Sur TikTok, elle brise les mythes sur l’autisme

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 Valérie Jessica Laporte poste chaque jour sur TikTok des capsules qui nous permettent de mieux comprendre l'autisme, dans le but de déconstruire les préjugés et de favoriser l'intégration des personnes autistes à la société. 

«Je ne pensais jamais m’amuser autant [sur TikTok]», avoue la Saguenéenne de 43 ans qui a aussi le syndrôme d’Asperger. C’est que le format de vidéo courte lui plait : «Dès qu’il m’arrive quelque chose au quotidien qui n’arrive pas à tout le monde, j’en parle sur TikTok pour l’expliquer», résume-t-elle. 

Au menu sur sa page : des obstacles classiques qu’elle rencontre au quotidien, comme la compréhension du second degré ou l’incapacité à regarder quelqu’un dans les yeux. «Les gens me posent beaucoup de questions, ils comprennent mieux les personnes autistes, leurs réactions, leurs besoins, puis c’est génial», raconte la designer graphique de profession.  

Ses vidéos pétillantes ont rapporté à Valérie Jessica Laporte plus de 70 000 abonnés sur TikTok (@royaumeasperger), elle qui tient depuis 2015 le blogue Au royaume d’une Asperger, où elle déconstruit des mythes concernant l’autisme.  

Un accueil bienvenu   

La mère de trois enfants, qui n’a su que durant sa trentaine qu’elle était autiste, est fière de l’enthousiasme que suscite son TikTok. «Le monde ont une super belle ouverture au Québec, assure-t-elle. Ils sont intéressés, ils veulent apprendre, il n’y en a pas beaucoup qui sont fermés. Quand ils se rendent compte qu’ils savent pas, ils posent des questions.» 

Valérie Jessica Laporte n’a pas toujours reçu un traitement aussi clément, et elle se dit contente du chemin qui a été fait. «J’ai entendu des horreurs comme des professeurs dire “moi je ne le veux pas dans ma classe parce qu’il ne sait pas interagir avec les autres”, mais il faut arrêter de vouloir mouler [les personnes autistes] comme les autres», s’insurge-t-elle.  

Les personnes autistes ont autant de forces que les personnes neurotypiques, mais il faut leur offrir les adaptations nécessaires pour qu’elles réalisent leur potentiel, souligne Valérie Jessica Laporte. «Une société où tout le monde peut s’épanouir, avoir un métier, ça sert à tout le monde», conclut-elle. 

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