Voici comment la grève au port de Montréal pourrait affecter les entreprises... et votre portefeuille | 24 heures
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Voici comment la grève au port de Montréal pourrait affecter les entreprises... et votre portefeuille

Image principale de l'article Grève des débardeurs: quels sont les impacts?
Photo AGENCE QMI, MARIO BEAUREGARD

On sait que la grève générale illimitée des débardeurs du port de Montréal a des conséquences économiques au Québec et même partout au Canada. Mais concrètement, qu’est-ce qu’un arrêt des activités signifie pour les entreprises... et pour votre portefeuille?

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La grève affecte deux industries en particulier: la construction et l’agriculture. 

Pour la première, l’arrêt des activités bloque l’approvisionnement des matériaux et des matières premières qu’utilisent les manufacturiers.

C’est le cas d’un distributeur de peinture industrielle. L’entreprise attend trois conteneurs de l’Italie d’ici les deux prochaines semaines, qui doivent passer par le port de Montréal. La grève générale illimitée des débardeurs – et les retards qu’elle pourrait occasionner – menace cependant de les immobiliser. Résultat: le sort de l’entreprise et les emplois de 15 personnes pourraient être en péril.

«Ces conteneurs doivent nous approvisionner pour quatre semaines. Et sans ces produits, l’entreprise ne peut pas survivre», a expliqué le président de l’entreprise dans un témoignage envoyé à la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante.

Des effets dans les quincailleries?    

Mais cela veut aussi dire que les quincailleries et les centres de rénovation pourraient connaître des ruptures de stock, alors que leur inventaire est déjà fragilisé par la forte demande depuis le début de la pandémie, indique une étude. Le prix des deux par quatre n’est donc pas sur le point de baisser.

Une hausse du prix des aliments à prévoir?  

De leur côté, les agriculteurs craignent un ralentissement de l’importation d’engrais. Comme l’épandage doit se faire au printemps, un retard dans cette étape cruciale pourrait mener à de moins bonnes récoltes. 

Selon la firme en stratégie d’affaires Acronyme, une baisse ne serait-ce que de 3% de la production agricole pourrait causer une raréfaction des aliments cultivés ici, avec, vous l’aurez compris, une hausse des prix refilée aux consommateurs, aux restaurateurs et aux transformateurs.

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