Pour vivre décemment au Québec, il faut gagner entre 24 500 $ et 32 500 $ | 24 heures
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Pour vivre décemment au Québec, il faut gagner entre 24 500 $ et 32 500 $

Image principale de l'article Entre 24 500$ et 32 500$ pour vivre dignement
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Au Québec, il faut entre 24 433 $ et 32 607 $ à une personne seule pour vivre dignement hors de la pauvreté en pleine pandémie de COVID-19, selon l’indice du revenu variable publié mercredi par l’Institut de recherche et d’information socioéconomique (IRIS).

Selon l’étude de l’IRIS, ce sont environ 1,5 million de personnes qui peinent à sortir de la pauvreté, car vivant avec moins que le revenu viable, défini comme «une somme disponible après impôt qui permet de vivre dignement hors de la pauvreté».

À Montréal, par exemple, il faut près de 1,3 fois le seuil de la Mesure du panier de consommation (MPC), ce qui suppose un salaire horaire de 18 $.

Pour une personne monoparentale, c’est à Sept-Îles que la vie serait plus chère, puisqu’il faut un revenu variable de 44 631 $ pour vivre décemment, suivie de Saguenay avec 43 183 $ et Gatineau avec 40 204 $, alors qu’il en faut 39 999 $ à Montréal et légèrement mois à Québec. Trois-Rivières arrive à la septième position avec 36 121 $, derrière Sherbrooke avec 36 740 $.

En revanche, un couple avec deux enfants au CPE a besoin d’un revenu de 66 387 $ à Sept-Îles, dépassant les couples similaires des autres villes.

Ainsi, Gatineau et Montréal arrivent en seconde et troisième positions avec respectivement 61 929 $ et 61 884 $. Pour le même couple, Trois-Rivières est l’endroit le moins dispendieux avec 58 154 $, contre 58 689 $ à Sherbrooke, 58 695 $ à Saguenay.

Les personnes de 65 ans et plus avec revenus minimums, les assistés sociaux et les travailleurs gagnant le salaire minimum figurent parmi ceux qui touchent moins que le revenu variable.

«On a tendance à croire qu’un emploi suffit à sortir de la pauvreté, mais notre économie a créé une catégorie de travailleurs pauvres», a dénoncé par communiqué Philippe Hurteau, chercheur à l’IRIS.

L’absence ou l’insuffisance du transport en commun oblige les ménages à se procurer une voiture, ce qui peut augmenter de 6000 $ et plus le revenu variable pour combler leurs besoins.

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