Dans l’univers musical de Marième Ndiaye | 24 heures
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Dans l’univers musical de Marième Ndiaye

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Suivre la carrière de Marième Ndiaye peut donner le vertige. Cette authentique touche-à-tout passionnée nous surprend toujours avec un nouveau projet.  

  • Image : Sébastien Dorion  

Comme si sa carrière bien remplie de journaliste, chroniqueuse, animatrice ne l’occupait pas suffisamment, Marième Ndiaye nous arrivera le 4 mai avec un nouveau single en duo avec Souldia, Brûlez les ponts. Le tout présenté avec un clip pour nous préparer à un album suivra au cours des semaines suivantes. 

En plus de ça, elle vient de produire un reportage sur le hip-hop à Québec pour la chaîne UNIS TV. 

Rencontre avec une créatrice hyperactive jamais à court d’idées. 

Tu es chanteuse, animatrice, comédienne, documentariste. Quand tu étais enfant, est-ce que la petite Marième voulait faire tout ça?

J’étais vraiment le genre de petite fille qui aimait faire des spectacles amateurs en fin d’année. J’aimais beaucoup la musique et les arts mais je pensais être professeur. Parce que tous mes oncles et tantes au Sénégal et à Québec, mes parents, sont professeurs. Mais j’ai fini par faire tout ça par souci de liberté. J’aurais jamais été de 9 à 5 quelque part. 

Tu as produit un reportage sur le hip-hop de Québec. En quoi le hip-hop de Québec est-il différent de celui de Montréal?

Je ne dirais pas qu’il est différent. Parce que la culture hip-hop c’est une manière de représenter son quartier, de se trouver une famille. À Québec, c’est plus petit, on se connaît tous. On n’a pas exactement les mêmes réalités dans les différents quartiers mais on est pour la même culture. 

Ça a été quoi le premier album hip-hop qui t’a fait embarquer dans ce genre-là?

Muzion. L’idée de trio, le fait qu’il y avait une femme qui rappait et que ça avait la couleur d’ici. C'étaient de bons rappeurs. Muzion m’a vraiment marqué et influencé dans mon appréciation du hip-hop, dans ma compréhension de la culture et ce que je voulais en faire aussi. 

Aux États-Unis, c’est les Fugees. Wyclef, après qu’il ait fait The Carnival, c’était l’enfer, ça m’a beaucoup influencée. Lauryn Hill, c’est une femme indépendantre qui rappait, chantait et faisait mal paraître beaucoup de gars dans le milieu hip-hop. Aussi, je suis quand même de la génération de Wu-Tang

À quand remonte ton premier spectacle ?

J’avais fait une version de To Zion de Lauryn Hill. C’était en secondaire 2 à l’école Jean-de-Brébeuf.  

Est-ce qu’il y a un artiste à l'international avec qui tu aimerais collaborer?

Major Lazer, j’aime beaucoup ce qu’ils font. C’est au-delà de la musique, c’est de la performance, une vibe, une expérience. Je suis allé les voir au Festival d’été. D’ailleurs j’ai rencontré Diplo. J’aime beaucoup ce qu’il fait. 

De tes années d’animation à MusiquePlus, est-ce qu’il y a des artistes qui sont passés à ton émission, L'Heure Hip-Hop, avec qui tu as gardé un bon contact?

Wyclef Jean. J’ai partagé la scène avec lui quand il est venu à Québec. J’avais une idée en tête. J’avais fait mon show et j’avais fait installer un studio derrière la scène. Je suis allé voir Wyclef et je lui ai dit «J’aimerais ça te faire écouter de quoi.» Il est venu et il a fait un verse, il a fait des back, il a chanté et j’ai encore ça. Ça va sortir! 

Tes chansons sont assez éclectiques. Ça va dans le soul, le reggae, le rap, la pop. Est-ce que tu pourrais nous surprendre avec un style de musique dans lequel on t’a jamais entendu?

Je pense pas. Parce que ça ne serait pas moi. Je suis née dans le hip-hop et dans le reggae. Mon père écoutait énormément de reggae. Il avait plein de vinyles. C’est comme les deux branches dans lesquelles j’ai grandi. Ce côté festif, rassembleur, dansant, ça va toujours rester. J’irai pas dans le métal ou la chansonnette. (Rires)

En tant que fan de reggae, quel artiste dans le genre aimerais-tu nous faire découvrir?

J’ai écouté beaucoup de reggae. Burning Spears, Bob Marley, Peter Tosh. Après ça j’ai traversé vers le Dancehall avec Vybz Kartel. Depuis les trois dernières années, je suis accoté dans l’Afrobeat avec un gars du Nigéria comme Wizkid. J’adore, je capote. Je voudrais qu’on l’entende partout tout le temps. Je dirais Wizkid et Chronixx. Je les ai vu les deux au National. C’était le meilleur show de ma vie! 

Sur ton nouvel album, est-ce que tu as réalisé un rêve d’enregistrement que tu n’avais jamais fait avant?

J’ai surtout fait l’album qui me ressemble le plus. Plus en phase avec ce que je suis, d’où je viens, ce que je veux. Je parle de Limoilou, de la famille, des collaborateurs qui sont sur l’album. 

Il y a une chanson qui s’appelle Gloire à la rue. Il y a une trame narrative. On suit un petit garçon dans le quartier Saint-Michel. C’est à travers ses yeux qu’on vit le quartier. Sur cette chanson, il y a Sans Pression, Imposs, White-B et Izzy-S. En étant comme une «vétérante» dans le milieu. Je voulais créer ce pont-là entre les générations. 

Est-ce que ça a été compliqué dans le contexte pandémique d’enregistrer? 

C’est tout le temps compliqué parce que je chante mais je suis aussi maman de jumeaux. J’anime à la télé, à la radio. Je travaille dans les écoles. Je suis pas un mois dans un chalet à taper mes verses et chanter. J'aimerais suspendre le temps pour que tout s'arrête. C’est quand même un long processus de retravailler des chansons. 

J’ai travaillé essentiellement avec Claude Bégin qui est mon ami de toujours. Farfadet a travaillé beaucoup avec Souldia. J’ai aussi travaillé avec une beatmaker russe que j’ai trouvée sur Instagram. Et Benny Adam qui est un bon ami qui est venu mettre sa magie. 

Pour suivre les multiples projets de Marième, mieux vaut la suivre sur ses réseaux sociaux (Facebook et Instagram, notamment).

Écoutez la playlist de Marième.

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