Faire plus de 75 appels pour trouver un logement en Gaspésie | 24 heures
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Faire plus de 75 appels pour trouver un logement en Gaspésie

Marie-Eve Poirier
Courtoisie

Marie-Eve Poirier

Lorsque Marie-Eve Poirier a décidé de retourner au bercail à la Baie-des-Chaleurs, en avril 2019, elle a dû faire plus de 75 appels à des propriétaires de logements pour finalement en trouver un. 

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Ce qu’elle a réussi à trouver à la dernière minute était beaucoup plus grand – et plus cher – que ce qu’elle cherchait, mais elle n’avait pas d’autre choix que le prendre. 

En Gaspésie, la pénurie de logements dure depuis plusieurs années déjà. Et comme la Baie-des-Chaleurs et Percé sont des coins hautement touristiques, la situation est encore pire qu’ailleurs dans la région, dit-elle. 

«Il y a vraiment une grosse problématique causée par les locations pour l’été. Les locateurs préfèrent louer à la semaine parce que c’est plus rentable pour eux. De cette façon, ils peuvent faire l’équivalant d’un mois de revenus en une seule semaine», explique la jeune femme de 32 ans, directrice générale de l’organisme S.E.M.O. Gaspésie-Les Îles, qui travaille à l’intégration de personnes handicapées sur le marché du travail.  

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À l’époque, Marie-Eve Poirier avait aussi un chien, ce qui ajoute un coefficient de difficulté dans la recherche de logement. «Très peu de propriétaires acceptent les animaux de compagnie dans la région, ce qui réduit considérablement le nombre d’options», confirme-t-elle. 

Acheter une maison 

Depuis, Marie-Eve Poirier s’est fait un copain et a récemment emménagé avec lui. Le couple est actuellement en processus d’achat d’une propriété.

Lorsqu’elle a quitté son logement le 1er avril dernier, son propriétaire n’a même pas eu besoin de l’afficher sur le marché. Il s’est loué presque instantanément grâce au bouche-à-oreille. «Plusieurs locateurs louent à des connaissances, c’est comme s’il y a un marché parallèle du logement.» 

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Nouveaux employés à la recherche de loyers  

Parallèlement, les employeurs gaspésiens profitent de l’engouement pour s’exiler vers les régions afin d’embaucher de la main-d’œuvre venue d’ailleurs. Et ça ne fait qu’exacerber la crise du logement dans la région, ajoute-t-elle.  

«On le voit sur les groupes Facebook de recherche de logements : ils sont nombreux à avoir récemment trouvé un emploi et à vouloir louer rapidement. Les réponses se résument à leur souhaiter bonne chance dans leur démarche, parce qu’en ce moment, ils ne trouveront rien.»

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