Tero : Quand le sociofinancement fonctionne trop bien | 24 heures
/misc

Tero : Quand le sociofinancement fonctionne trop bien

Image principale de l'article Quand le sociofinancement fonctionne trop bien
Crédit : Marc-Olivier Bécotte / Photomontage: Sébastien Dorion

Même si je m’intéresse aux histoires d’entrepreneurs qui réussissent, je n’avais jamais entendu parler de jeunes femmes d’affaires inondées par trop d’argent. C’est pourtant ce qu’ont vécu Élizabeth Coulombe et Valérie Laliberté, cofondatrices de Tero, dont la campagne Kickstarter a amassé 1,75 million $.

Tero, c’est à la fois le nom de leur compagnie et de l’objet qu’elles ont créé : un petit électroménager qui composte les restants de table proprement, en environ quatre heures. 

De projet étudiant à projet millionnaire

L’idée est née quand Élizabeth et Valérie planchaient sur leur projet de fin d’études en design de produits, à l’Université Laval, et qu’elles ont remarqué qu’il suscitait de l’intérêt chez leurs collègues de classe.  

Elles ont réussi à obtenir une bourse Pierre-Péladeau de 35 000 $ offerte par Québecor, et pour le reste, elles ont opté pour le sociofinancement, en espérant obtenir 70 000$ pour produire 200 appareils. Leur campagne Kickstarter a plutôt amassé... pas moins de 1 750 000$ en un mois!

Une bénédiction ? Oui et non. « Si on veut s’assurer qu’un nouvel appareil fonctionne bien, qu’il soit durable et qu’il atteigne des standards de qualité élevés, c’est bien de commencer avec une centaine d’unités pour ensuite les améliorer, explique Elizabeth Coulombe. Mais nous, dès la première journée, on avait 5 000 unités en précommande ! Ça représente un énorme risque pour une entreprise en démarrage ! »

« Ça nécessite aussi d’embaucher beaucoup de personnes, renchérit Valérie Laliberté. Une croissance peut devenir fatale quand on n’a pas les ressources pour soutenir de tels besoins... »

Sans vous voler de punch, laissez-moi vous dire que ces deux entrepreneures ont su éviter la croissance fatale. Même qu’elles s’apprêtent à livrer les premiers Tero à leurs clients Kickstarter. Pour savoir comment elles y sont parvenues, je vous invite à écouter le premier épisode de la série balado Sur un dix cents, qui s’intéresse à la manière dont des entrepreneurs ont dû rapidement se virer de bord pour prospérer!

Chaque jeudi, retrouvez un nouvel épisode du balado Sur un dix cents sur le site du 24 heures.

À lire aussi

Et encore plus