Johnson & Johnson recommandé pour les 30 ans et plus, les femmes enceintes devraient favoriser Pfizer et Moderna | 24 heures
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Johnson & Johnson recommandé pour les 30 ans et plus, les femmes enceintes devraient favoriser Pfizer et Moderna

Image principale de l'article J & J recommandé pour les 30 ans et plus
Photo d'archives, AFP
  • Le Comité consultatif national sur l’immunisation recommande aux femmes enceintes de favoriser les vaccins de Pfizer-BioNTech et de Moderna   
  • Le CCNI appuie l'administration du vaccin de Johnson & Johnson aux 30 ans et plus  
  • Le vaccin de Johnson & Johnson à dose unique «pourrait mieux convenir aux populations pour lesquelles il est plus difficile de programmer une seconde dose»   

Les femmes enceintes devraient favoriser les vaccins à ARN messager (Pfizer-BioNTech et Moderna), alors que l'administration du vaccin de Johnson & Johnson aux personnes de 30 ans et plus est recommandée par le Comité consultatif national sur l’immunisation. Voici ce qu'il faut savoir sur ces derniers développements en lien à la vaccination.

Pfizer-BioNTech et Moderna pour les femmes enceintes   

Le Comité consultatif national sur l’immunisation (CCNI) recommande aux femmes enceintes de favoriser les vaccins à ARN messager, soit ceux de Pfizer-BioNTech et de Moderna.

«Une étude récente aux États-Unis n’a montré aucun signal préoccupant quant à l’innocuité suite à l’administration des vaccins à ARN messager contre la COVID-19 pendant la grossesse», a soutenu la présidente du CCNI, la Dre Caroline Quach.

J & J pour les 30 ans et plus  

Le CCNI a aussi donné son appui à l’administration des vaccins de Johnson & Johnson pour les personnes âgées de 30 ans et plus sans contre-indications, «si la personne préfère être vaccinée plus rapidement plutôt que d’attendre un vaccin à ARN messager et si les avantages l’emportent sur les risques», a précisé la Dre Quach.

Par ailleurs, comme il est à dose unique et se transporte plus facilement, le vaccin de Johnson & Johnson «pourrait mieux convenir aux populations pour lesquelles il est plus difficile de programmer une seconde dose», estime le CCNI.

Vendredi dernier, Santé Canada a bloqué la distribution des premières 300 000 doses, arrivées au pays deux jours plus tôt, en raison de la présence potentielle d’une «substance médicamenteuse» qui posait problème.

Le sous-administrateur en chef de la Santé publique, le Dr Howard Njoo, a confirmé que Santé Canada travaillait avec la Food and Drug Administration (FDA) aux États-Unis pour évaluer la sécurité du processus de production à l’installation d’Emergent BioSolutions de Baltimore, au Maryland.

La Dre Quach a dit «espérer» que la distribution des doses de Johnson & Johnson se fera d’ici «une à deux semaines».

Deux doses pour les personnes déjà infectées   

La mise à jour du CCNI inclut aussi une précision concernant les personnes ayant déjà été infectées à la COVID-19: celles-ci devraient recevoir les deux doses du vaccin pour minimiser les risques de contracter le virus.

Cette dernière recommandation va à l’encontre de la décision prise en ce sens à la fin mars par le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, sur recommandation du Comité sur l’immunisation du Québec (CIQ) de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

J & J abandonné au Danemark  

De l’autre côté de l’Atlantique, le Danemark est devenu le premier pays à abandonner le vaccin de Johnson & Johnson par crainte de possibles effets secondaires graves.

«L'autorité nationale de santé danoise a conclu que les avantages de l'utilisation du vaccin contre la COVID-19 de Johnson & Johnson ne l'emportent pas sur le risque de provoquer un éventuel effet indésirable, le VITT [un type très rare de thrombose lié à l'injection du sérum], chez les personnes qui reçoivent le vaccin», a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Par conséquent, le Danemark «poursuivra le programme danois de vaccination de masse contre la COVID-19 sans le vaccin de Johnson & Johnson», a-t-on ajouté.

Cette décision va ralentir de quatre semaines la campagne d'immunisation en cours dans le pays nordique, où l'épidémie est considérée comme «maîtrisée» et où la majorité des personnes à risque et du personnel de soin a été vaccinée.

- Avec l’AFP

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