Voici le Mayflower 400, le premier bateau intelligent à traverser l’Atlantique sans capitaine | 24 heures
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Voici le Mayflower 400, le premier bateau intelligent à traverser l’Atlantique sans capitaine

Image principale de l'article Un bateau traversera l’Atlantique sans capitaine
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Le Mayflower 400, un petit trimaran de 15 m capable de prendre ses propres décisions et de naviguer de façon complètement autonome, se prépare à affronter seul l’océan Atlantique. Le bateau, couvert de panneaux solaires, étudiera l’environnement en analysant la présence de plastique dans l’eau et en traquant les mammifères marins.

L’objectif de la mission est de comprendre l’impact des océans sur les changements climatiques. 

Pour l'architecte du projet et fondateur de l’association Promare, Brett Phaneuf, l'océan «est la force la plus puissante de la planète, qui régule notre climat». Mais c'est plus de 80% des océans qui restent inexplorés en raison de leur immensité et de leur dangerosité. 

Brett Phaneuf

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À l’agenda: analyser la composition chimique de l’eau, mesurer le niveau de la mer et prélever des échantillons de microplastiques, entre autres choses.

Récolter des données difficilement accessibles   

L’autonomie du petit bateau permettra de récolter des données difficilement accessibles. En effet, «la mer est un environnement impitoyable, donc avoir un bateau sans qu'il n'y ait personne à bord, cela permet vraiment aux scientifiques d’élargir la zone d’étude», souligne Rosie Lickorish, spécialiste des technologies émergentes chez IBM, l'un des nombreux partenaires du projet. 

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L’absence d’équipage permettra aussi de faire des études aussi longues que voulu, et ce, sans interruption. 

Le bateau devrait mettre environ trois semaines pour compléter son premier voyage de Plymouth, en Angleterre, vers Plymouth dans l’État du Massachusetts, aux États-Unis. 

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Le grand départ devrait se faire aux alentours du 15 mai, en fonction de la météo et de l’autorisation des autorités britanniques, puisque la réglementation sur la navigation sans équipage est pour l’instant très restreinte. 

Malgré son autonomie complète, l’équipe surveillera le bateau 24 heures sur 24 depuis l’Angleterre. 

Des prouesses technologiques  

Il a fallu un an pour compléter la construction complexe du trimaran complètement robotisé. Le développement d’un de ses atouts principaux, soit son «capitaine virtuel», a pris encore plus de temps.

Il s’agit d’une intelligence artificielle qui a commencé par apprendre et par identifier les obstacles maritimes en analysant des milliers de photographies. Cette intelligence artificielle permet aussi au bateau d’éviter les collisions. 

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Après avoir été assisté à distance par des ingénieurs en robotique et autres experts pour récolter les données nécessaires à son apprentissage, le bateau est désormais capable de «réfléchir» par lui-même en utilisant ses «yeux» et ses «oreilles», soit un système sophistiqué composé de six caméras et d’un radar. 

Il utilisera son intelligence artificielle pour collecter des données et mener des expériences scientifiques semblables à celles que font les robots dans l’espace depuis des décennies. 

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C’est la contribution de nombreux fournisseurs de technologie et de centaines de participants de partout dans le monde qui a permis de mener à terme le projet, explique Brett Phaneuf. Sans leur soutien, la réalisation du projet aurait coûté des «dizaines de millions» de dollars, au lieu d’un peu moins d’un million de dollars, ajoute-t-il. 

- Avec les informations de l’AFP

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