Un pique-nique devant l’hôtel de ville pour protester contre le démantèlement du campement Hochelaga | 24 heures
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Un pique-nique devant l’hôtel de ville pour protester contre le démantèlement du campement Hochelaga

Image principale de l'article Un pique-nique devant l’hôtel de ville

Une cinquantaine de personnes, dont plusieurs itinérants, ont pique-niqué devant l'hôtel de ville de Montréal, lundi midi, pour dénoncer le démantèlement du campement Hochelaga la semaine dernière. 

Avec ce rassemblement, Guylain Levasseur souhaitait faire comprendre à la mairesse, Valérie Plante, que le démantèlement du campement n’est pas une solution pour vaincre l'itinérance.   

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M. Levasseur, l'un des leaders du campement qui était situé dans le boisé Steinberg, dans l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, a déjà soutenu que les itinérants iraient camper ailleurs.    

Photo Guillaume Cyr

Rien à faire de l’itinérance

Des personnes réunies sur les lieux ont par ailleurs reproché à Mme Plante de ne pas avoir à cœur le sort des itinérants, lui reprochant de ne pas leur avoir rendu visite à l'Hôtel Place Dupuis, transformé temporairement en refuge pour itinérants.   

«Elle n’en a rien à faire de la place Émilie-Gamelin, dénonce un autre des instigateurs du rassemblement, Bertrand Breton. On est donc venus pique-niquer dans sa cour.»   

La place Émilie-Gamelin, située devant l'Hôtel Place Dupuis, est un lieu prisé par les personnes en situation d'itinérance.   

Photo Guillaume Cyr

Un repas de poulet Benny a été offert aux itinérants grâce aux dons récoltés dans les derniers jours.   

Plus de logements abordables

D’autres personnes présentes au pique-nique, comme Francis Rivard, ont réclamé plus de logements abordables dans la métropole. «On dénonce le manque de logements. On ne veut plus des condos, on veut des HLM [habitations à loyer modique].»   

Louis Mallet (à gauche) et Francis Rivard (à droite)

Photo Guillaume Cyr

Louis Mallet (à gauche) et Francis Rivard (à droite)

Pierre Modi, qui réussit tant bien que mal à se payer une chambre dont le loyer est de 550$ par mois, dans le centre-ville, alors qu'il vit de l'assistance sociale, était pour sa part content de pouvoir profiter de ce repas.