Bonne nouvelle pour la planète: ce catamaran pourra enlever le plastique des plans d’eau | 24 heures
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Bonne nouvelle pour la planète: ce catamaran pourra enlever le plastique des plans d’eau

Un navigateur français est en train de concevoir un catamaran qui pourra récolter le plastique dans les océans. Sa mise en service est prévu pour 2024.
Photo courtoisie, The SeaCleaners

Un navigateur français est en train de concevoir un catamaran qui pourra récolter le plastique dans les océans. Sa mise en service est prévu pour 2024.

Retirer le plastique des océans en même temps que naviguer : voilà l’exploit qu’espère réaliser l’association The SeaCleaners. Pour y arriver, elle est en train de concevoir un catamaran hybride de 56 mètres qui va s’alimenter en énergie à même les déchets qu’il collecte.

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Des mers de plastiques

AFP

Fatigué de frapper des objets flottants et de voir des lieux paradisiaques se transformer en décharges, le navigateur français Yvan Bourgnon a décidé de passer à l’action. 

Chaque minute, 17 tonnes de déchets plastiques sont déversées dans les océans : c’est 9 à 12 millions de tonnes chaque année. Selon l'ONU, si aucune mesure ambitieuse n’est prise, en 2050, il y aura plus de déchets plastiques que de poissons dans les océans.

Le président-fondateur de SeaCleaners, qui cumule des années d’expériences dans la course de voiliers, a ainsi commencé à concevoir en 2019 avec son équipe le bateau Manta.

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Comment ça fonctionne?

Photo tirée de Twitter, @TheSeaCleaners

À l’aide d’un système de filets à l’arrière, le Manta pourra récolter les déchets plastiques à partir d’une taille de 10 mm. Les filets, plongés à 1 m de profondeur, pourront ramasser jusqu’à trois tonnes de plastique par heure, surtout dans les zones où il est le plus concentré.

La grande particularité de ce voilier: plutôt que de récolter et ramener les déchets sur la terre ferme, ils seront traités, triés et valorisés à bord. Le navire n’aura pratiquement plus besoin d’aller se ravitailler, produisant 70% de son énergie à l’aide des déchets plastiques en plus des éoliennes et des panneaux solaires installés à son bord.

À cela s’ajoutent des voiles totalisant une superficie de 1500 m2 «et vous avez un bateau propre qui correspond parfaitement à l’image que nous voulons donner», a indiqué Yvan Bourgnon en entrevue à France Bleu.  

Plus que de nettoyer les eaux

Photo tirée de Twitter, @TheSeaCleaners

En plus de nettoyer les mers, le Manta se donne plusieurs missions connexes pour lutter contre la pollution plastique.

L’association SeaCleaners compte recevoir du public à bord du navire pour des opérations de sensibilisation et d’éducation à la pollution plastique en plus d’accueillir des missions scientifiques internationales.

Des installations de recherche sont prévues à même le Manta pour être en mesure de quantifier et localiser des nappes de déchets plastiques. 

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L’objectif: 400 navires

Yvan Bourgnon se dit convaincu que 400 navires pourraient à terme éliminer 33% de la pollution plastique des océans dans le monde. Les opérations de nettoyage vont principalement se dérouler en Asie, en Afrique et en Amérique du Sud ou dans des zones marines où la pollution plastique est particulièrement dense.

Pour l’instant, la Manta est toujours dans sa phase de conception, mais SeaCleaners prévoit que le catamaran géant pourra être lancé sur les vagues d’ici 2024.

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