Dans l’univers musical de Korine Côté | 24 heures
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Dans l’univers musical de Korine Côté

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Si Korine Côté s’est produite moins souvent sur scène au cours de la dernière année(doit-on vraiment spécifier pourquoi?), son jeune fils et ses chroniques à CKOI l'ont gardée occupée.

Heureusement, elle se garde du temps pour écouter ses classiques personnels tout en se permettant quelques curiosités. 

Comme humoriste, elle se nourrit des rires du public, mais comme mélomane, elle recherche souvent les airs les plus tristes. Voire «déprimants». 

Avant la pandémie, tu faisais de la radio, de la scène, tu écrivais sur des shows. Est-ce que la dernière année t’a permis de t’apaiser un peu?

Pas tant! J’ai vraiment passé trois mois à la maison. Avec mon gars, avec mon chum. J’ai vu mon gars grandir. Il a commencé à parler, il a commencé à marcher et il a eu 6 dents! Après, j’ai eu la radio tout l’été et j’ai jamais arrêté. J’ai animé une carte blanche Juste pour rire avec Laurent Paquin et j’ai écrit pour les Oliviers. Je suis immensément chanceuse. 

Tu as un enfant tout jeune à la maison. Est-ce qu’il y a des comptines ou des chansons que tu n’es plus capable d’entendre?

Non, c’est long avant de me tanner. J’ai du fun avec Baby Shark. Je sais qu’il y en a qui sont plus capables. C’est peut-être parce qu’ils ont plusieurs enfants. (Rires) J’aime comment mon gars découvre la musique. Des fois il arrive avec une toune qu’on ne lui a pas fait écouter. C’est l’fun! 

Est-ce que tu joues d’un instrument?

Pas du tout. Je chante juste, mais je n'ai pas le talent qui va avec. Des fois on niaise à la radio. Je travaille avec Bryan Audet à CKOI le midi. Le vendredi il fait des tounes. Il voulait faire un duo avec moi sur Garou et Céline Dion. Je pensais que j'avais juste une réplique, mais on faisait vraiment un duo! J’étais tellement nerveuse! 

Justement au Karaoké, c’est quoi ta toune?

Gangsta’s Paradise, Sensualité d’Axelle Red. Des fois j’y vais pour Vanessa Paradis. Mais ça peut te downer un party facilement. On dirait que c’est un peu trop lent.  

Est-ce qu’il y a un moment dans ta vie où tu écoutais un genre en particulier sans écouter autre chose?

Non. Je suis du genre à aller un peu partout. Il peut y avoir une pièce d’Édith Piaf qui va jouer et tout de suite après ça va être M.I.A. Après ça, du Damien Rice vraiment «relax». 

Regarde mon chandail aujourd’hui...(montrant son t-shirt de Daniel Johnston). Daniel Johnston, c’est un artiste que j’adore! Ça va partout. Parfois il rote dans ses tounes. (Rires)

À l’adolescence tu écoutais quoi?

J’enregistrais les 6 à 6 à CKOI. J’essayais de couper la voix de Denis Fortin au début des tounes. (Rires) Je tripais sur Pense à moi de Francine Raymond autant que j’aimais Gangsta’s Paradise, Black Hole Sun, Je t’aimais, Je t’aime et j’aimerai de Francis Cabrel.

Quelle chanson te fait dire «C’EST MA TOUNE!» dans un bar?

Je ne sais pas sur quoi je me garrocherais. Un de mes artistes préférés justement c’est Daniel Johnston ou Damien Rice, ça va pas jouer dans un bar. C’est super déprimant Damien Rice. Tu pars pas en disant : «Cool! C’est Volcano!» Et là tu te mets à souffrir en plein de milieu de la piste de danse. 

Mais si Belzébuth des Colocs part, je deviens un peu folle. Il y a 4 styles à peu près dans la chanson. Ça va un peu de tous bords, tous côtés. C’est deep...

Tu aimes la musique déprimante?

Clairement. J’aime la musique qui fait mal. Damien Rice, il y a plein de monde qui m’a dit «J’suis pas capable d’écouter ça... Je trouve ça trop déprimant.» Mais tu vois, moi, ça me fait du bien. Ça me fait vivre une émotion. Je ne suis pas quelqu’un qui est extrêmement déprimé dans la vie. On dirait que ça vient chercher une profondeur que j’ai peut-être pas. 

Quand tu écris, est-ce que tu te mets dans une ambiance musicale particulière?

Je vais mettre des tounes un peu plus calmes. Souvent, c’est en anglais. Parce que je peux facilement ne pas comprendre les paroles. Tandis que si c’est en français, ça va me gosser pendant que j’écris. Je vais écouter Angus et Julia Stone qui est un petit plaisir à écouter. 

Qu’est-ce que tu écoutes quand tu fais de la route pour les shows?

Avec mon technicien, on y va avec des affaires des années 90 francophones un peu obscures. On sort des tounes comme (chantant plutôt juste) : «Si j’étais avec toi/Si tu voulais de moi...» Je me souviens même pas c’est quoi (Si d’Inifini-T). On va sortir des vieilles affaires comme La Gamic, du vieux Marie-Chantal Toupin

En spectacle, tu rentres sur Corinne des Trois Accords. Est-ce que c’est parce que c’est ton nom ou tu aimes vraiment les Trois Accords?

J’adore les Trois Accords! Quand la toune est sortie, on les avait reçus en entrevue à la radio. Quand ils sont arrivés, ils ont dit «C’est une belle journée pour toi!» Solide! Une toune à mon nom, c’est écoeurant! C’est une toune entraînante. Tout était là pour que ce soit mon ouverture de show. 

Avant les Trois Accords, c’était quoi ta chanson pour entrer sur scène?

J’avais fait faire une toune pour le premier show par Nicolas Savard-L’herbier. Sinon, j’aimais bien les Black Keys. Parce qu’y a du beat. Aussi, Are you gonna be my girl (de Jet), toujours un beau classique pour rentrer. Ça rock pis c’est l’fun de rentrer là-dessus! 

Pour suivre les projets de Korine Côté, vous pouvez consulter sa page Facebook (https://www.facebook.com/Korinecote) ou son site officiel www.korinecote.com

Écoutez la liste de lecture de Korine Côté. 

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