Les boissons sans alcool se vendent bien, et ça ne veut pas dire que plein de gens sont 100% sobres | 24 heures
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Les boissons sans alcool se vendent bien, et ça ne veut pas dire que plein de gens sont 100% sobres

Il n'y a pas que l'industrie des setlzers comme White Claw qui va bien : celle des bières, vins et spiritueux sans alcool aussi.

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Même à la SAQ, ces boissons connaissent un succès : en janvier et février de cette année, les ventes de produits sans alcool ont augmenté de 110% par rapport à l’année passée à la même période.

Dans les épiceries et dépanneurs, on n'en parle même pas : des rayons entiers sont maintenant consacrés au sans alcool. 

Le rayon sans alcool au IGA de la place Alexis Nihon, à Montréal.

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Le rayon sans alcool au IGA de la place Alexis Nihon, à Montréal.

Selon Jérôme Gagnon, cofondateur et directeur général de Bière sans alcool (BSA), ce n'est pas nécessairement que plus de gens sont sobres. 

«Il y a un mouvement global, surtout chez les jeunes, de vouloir réduire sa consommation. Ils font attention à eux, recherchent plus la saveur que les effets de l’alcool», avance-t-il.  

Son collègue Yann Carrière renchérit : «Avec une bière sans alcool, tu ne te sens pas lourd, ça ne t’endort pas, ça te rend moins dépressif, il n’y a pas de calories, moins de sucre... les gens font plus attention à eux, diminuent leur consommation d’alcool et veulent mieux s’alimenter», explique le cofondateur de BSA et directeur artistique et communication.  

La compagnie a été lancée il y a environ un an avec une seule IPA sans alcool, et maintenant, elle est rendue à quatre produits et environ 800 points de vente.  

«Les sections grossissent de plus en plus. Quand on a lancé nos produits, il y avait grosso modo quatre marques au Québec; là ce qui arrive, c’est que des brasseries qui ont des bières alcoolisées sortent aussi une ou deux bières sans alcool et se rajoutent dans les sections», remarque Jérôme Gagnon. 

Et la pandémie semble avoir accéléré la tendance. «Boire de l’alcool chez vous tout seul, c’est un peu moins intéressant, on peut développer un sentiment de culpabilité. Pouvoir boire quelque chose qui goûte la bière, mais sans alcool, ça réduit ce sentiment bizarre», poursuit Jérôme Gagnon.  

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