La pandémie a motivé les Canadiens à cuisiner plus souvent... et moins manger au restaurant | 24 heures
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La pandémie a motivé les Canadiens à cuisiner plus souvent... et moins manger au restaurant

Près des trois quarts des Canadiens âgés de 35 à 54 ans affirment préparer plus de repas à la maison que l’an dernier.
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Près des trois quarts des Canadiens âgés de 35 à 54 ans affirment préparer plus de repas à la maison que l’an dernier.

Près des trois quarts des Canadiens âgés de 35 à 54 ans affirment préparer plus de repas à la maison que l’an dernier, selon ce que révèle une enquête de la firme Deloitte, rendue publique mercredi. 

Cette habitude devrait se poursuivre après la pandémie, alors que 31 % d’entre eux affirment qu’ils mangeront moins en restaurant.

«Beaucoup se sont tournés vers la pâtisserie pour occuper le temps et combler l’ennui, se connectant avec leurs amis boulangers sur les médias sociaux. Soudainement, partout dans le pays, les Canadiens découvraient les joies de la préparation des repas faits à la maison», peut-on lire dans l’étude.

Avec la modification de ce mode de consommation, le panier d’épicerie a été considérablement été modifié aussi. Depuis la pandémie, 85 % des Canadiens dépensent davantage en produits frais et 40 % dépensent moins en desserts et en plats préparés.

La tendance au délaissement de la viande est aussi de plus en plus marquée. 44 % des Canadiens ont déclaré avoir essayé d’en consommer moins au cours de la dernière année. 79 % des Canadiens ont déclaré avoir augmenté leurs dépenses en laits végétaux et autres produits non laitiers, et 72 % ont signalé une augmentation des achats de produits de viande alternatifs.

Les exigences des Canadiens pour une épicerie écoresponsable ont d’ailleurs été assez fortes en 2020. 72 % des Canadiens disent qu’ils préfèrent faire leurs achats chez des détaillants alimentaires ayant de solides pratiques en matière de développement durable ou d’éthique et 71 % disent qu’il est important pour eux de comprendre d’où viennent leurs aliments ; une préoccupation qui touche à la fois la santé et l’éthique.

Un besoin constant d’améliorer la facilité

Lorsque les Canadiens peuvent acheter en ligne et ne pas aller en magasins, ils le font, selon ce que l’étude affirme. Au cours de la dernière année, ils ont essayé pour la première fois la cueillette à l’auto (25 %), la livraison d’épicerie (15 %), les livraisons de repas prêts à manger (10 %), et les livraisons de nourriture préparée par des tiers comme UberEats (15 %). Beaucoup auront recours à ces deux dernières options dans la prochaine année.

Toutefois, moins d’un consommateur sur quatre (23 %) se dit satisfait de son service de ramassage ou de livraison en ligne l’année dernière. Cela peut expliquer pourquoi les consommateurs achètent globalement 89 % de leurs produits d’épicerie mensuels dans des magasins traditionnels plutôt qu’en ligne. Une opportunité d’amélioration est possible à ce niveau, selon ce que confirme Deloitte.

Effectuée de mars 2020 à mai 2021, l’étude comporte des entrevues approfondies avec différents acteurs du milieu alimentaire, des recherches qualitatives auprès de divers groupe d’âge et un sondage avec une moyenne de 1 000 réponses par résultats.

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