De 31 à 13 corps de police au Québec? | 24 heures
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De 31 à 13 corps de police au Québec?

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Photo Agence QMI
  • Le Comité consultatif sur la réalité policière suggère une vaste refonte de la carte des services de police au Québec, qui passeraient de 31 à 13
  • Les services de police de la Ville de Montréal et de la Ville de Québec, ainsi que ceux de l’agglomération de Longueuil, de la Ville de Laval et de la Ville de Gatineau ne seraient pas touchés
  • Selon le rapport du comité, l’Unité permanente anticorruption serait également appelée à disparaitre

Une vaste refonte de la carte des services de police au Québec, qui passeraient de 31 à 13, a été suggérée par le Comité consultatif sur la réalité policière, qui doit dévoiler son rapport mardi avant-midi.

«Si le modèle préconisé par le comité était mis en place, la carte policière s’organiserait autour de treize services de police en plus des services de police autochtones. Des six niveaux de service actuels, seuls quatre seraient toujours en vigueur», souligne le comité dans son rapport qui met de l'avant 138 recommandations. 

La réforme proposée n’affecterait pas les services de police de la Ville de Montréal et de la Ville de Québec, ainsi que ceux de l’agglomération de Longueuil, de la Ville de Laval et de la Ville de Gatineau. 

Plusieurs autres corps de police se retrouveraient aussi à fusionner pour former une entité plus grosse ou à intégrer le territoire dont s’occupe la Sûreté du Québec. 

«Les analyses effectuées par le comité le mènent en effet à considérer le regroupement des services de police présents sur les couronnes sud et nord de Montréal», précise-t-on.  

L’UPAC appelée à disparaitre ?

Selon le rapport du comité, l’Unité permanente anticorruption serait également appelée à disparaitre, qui intégrerait une plus grande entité chargée d’enquêter sur les infractions associées à la corruption, à la collusion et à la fraude dans l’octroi des contrats publics.  

La mince confiance du public envers l’UPAC est notamment citée dans les travaux.  

«Pour différentes raisons, au cours des dernières années, l’UPAC a fait régulièrement les manchettes. Les faits rapportés ont contribué à miner la confiance du public envers l’institution», explique-t-on.  

Des recommandations variées

Outre les changements majeurs proposés quant à la carte policière, les recommandations du rapport touchent plusieurs aspects bien variés, allant du financement de la police, à la santé mentale, à la diversité et l’inclusion des personnes racisées.   

On souhaite notamment faire «adopter une loi sur les personnes disparues encadrant l’assistance des fournisseurs de services de télécommunication afin de faciliter les recherches».  

On propose également d’«établir un mécanisme uniforme et indépendant de sélection des chefs de police à la grandeur du Québec». 

Le comité recommande aussi d'«interdire explicitement les interpellations policières des piétons et des passagers de véhicule basées sur un motif discriminatoire partout au Québec».

Plus de détails à venir.

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