Pour aider le tourisme, il faut plus de bus vers les parcs nationaux et d'auberges de jeunesse, dit Catherine Fournier | 24 heures
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Pour aider le tourisme, il faut plus de bus vers les parcs nationaux et d'auberges de jeunesse, dit Catherine Fournier

La députée Catherine Fournier
Photo Agence QMI, MARIO BEAUREGARD

La députée Catherine Fournier

Pour la députée indépendante Catherine Fournier, il faut miser sur les jeunes pour donner des ailes à la relance touristique du Québec. Elle présentera mardi à la ministre du Tourisme un plan qui proposera de gonfler le réseau québécois des auberges de jeunesse, d'offrir des voyages interrégionaux plus abordables et d'agrandir l'offre touristique en plein air.

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C'est ainsi, d'après l'élue de Marie-Victorin, que Québec rattrapera le manque à gagner généré par la pandémie. «Les 18-34 ans n'avaient pas encore nécessairement pris l'habitude de prendre leurs vacances au Québec. Il y a en quelque sorte eu une occasion avec la pandémie», constate-t-elle.

Des bus pour les fans de plein air

L'été dernier, la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) enregistrait de rares statistiques pandémiques encourageantes, alors que l'achalandage estival de ses parcs nationaux grimpait de 14%. Catherine Fournier aime à croire que les jeunes ont eu la piqûre pour les grands espaces de la Belle Province.

Dans le plan qu'elle déposera sur le bureau de la ministre Caroline Proulx, l'élue indépendante propose une quinzaine de pistes de solution pour favoriser la rétention des jeunes adeptes du plein air au Québec pour leurs vacances. 

Au premier chef: l'amélioration de l'offre de transport vers les parcs nationaux. «Il y a un manque de flexibilité. Pourquoi ne pas envoyer des navettes de Montréal vers les parcs de la Sépaq?» s'interroge-t-elle. Les Européens l'ont fait et proposent des sortes de «passeports par bus» qui permettent de quadriller une bonne partie du territoire, signifie la députée longueuilloise.

L'enjeu des auberges

Malgré ses grands espaces, le Québec enregistre un important manque à gagner lorsque vient le temps d'offrir de l'hébergement, d'après Catherine Fournier. Les auberges de jeunesse, devenues indispensables en Europe, doivent devenir un modèle plus récurrent dans la Belle Province, souligne-t-elle.

«Clairement qu'on est en retard», lance-t-elle. «Il y a des jeunes qui ont bien beau vouloir aller aux îles de la Madeleine, mais ce n'est pas accessible. Il n'y a qu'une auberge de jeunesse», ajoute-t-elle.

L'élue suggère par ailleurs au gouvernement de François Legault de s'inspirer de l'Ouest canadien pour créer plus d'espaces délimités de plein air «sans service». Ces quadrilatères d'espace vert permettraient selon elle d'éviter que certains s'adonnent illégalement au camping sauvage et mettent à risque des milieux naturels.

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Tourisme par et pour les jeunes

Le plan d'action de Catherine Fournier aboutira sur le bureau de la ministre au courant de l'après-midi. Il se veut aussi un signal d'alarme devant la perte de vitesse des programmes de tourisme au Québec. 

«Il n'y a pas eu de renouvellement de l'image du tourisme», ce qui a eu des effets sur l'intérêt des jeunes Québécois pour le secteur, affirme-t-elle. L'élue invite la ministre du Tourisme à prendre le problème à bras le corps et à investir directement dans la relève.

«Il faut un tourisme pour une génération, par cette génération», résume-t-elle.

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