Dans l’univers musical d'Hugo Meunier | 24 heures
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Dans l’univers musical d'Hugo Meunier

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Le journaliste et auteur Hugo Meunier nous arrive avec un tout nouveau roman, Olivia Vendetta, qui possède sa propre trame sonore tout droit sortie du Saint-Eustache des années 90.   

  • Image : Sébastien Dorion   

À défaut de chanter lui-même dans un groupe comme son idole (le mot est faible), Eddie Vedder de Pearl Jam, Hugo était une véritable rockstar des soirées karaoké de Montréal prépandémie.  

En tant que mélomane, il revendique comme personne son attachement au grunge et à ses groupes-phares. Surtout Pearl Jam. 

Est-ce qu’Olivia Vendetta est ton livre dans lequel on retrouve le plus de références musicales?

Oui. Je voulais vraiment faire un hommage aux nineties. Musicalement, je suis figé en 1996. Des fois, ça me sidère d'entendre parler des années 90. Les gens parlent de tout ce que j'écoutais pas: Backstreet Boys, NSYNC. Moi, mes années 90 étaient full grunge. 

Parle-moi justement de ton rapport au grunge...

Saint-Eustache, c'était le Seattle du Québec. Dans ma gang, on se sentait spécial avec notre chemise carreautée, notre chandail de musique. On était tous des grunges qui jouaient au aki, puis on fumait du pot. 

Aviez-vous été touchés par la mort de Kurt Cobain?

À Saint-Eustache, il y a eu des suicides dans le petit bois de la polyvalente à cause de l'effet Kurt Cobain. Pour moi, ça a été un premier deuil. 

Quels autres bands écoutais-tu dans le genre?

Soundgarden venait de sortir Black Hole Sun. Je tripais là-dessus. Our Lady Peace, Alice in Chains, Tea Party, Stone Temple Pilots. Toute ma gang était accro à ça. Ça jouait en permanence dans nos partys. 

As-tu réécouté ces groupes-là en écrivant le roman?

C'est un peu pathétique, mais j'ai jamais arrêté de les écouter. J'essaie quand même d'écouter Tizzo. J'ai écouté le dernier Charlotte Cardin récemment. J'avoue que j'ai bien aimé. Mais si tu viens souper chez nous, il y a des chances que tu entendes Nirvana Unplugged au moins une fois dans la soirée. 

Et sûrement du Pearl Jam...

J'ai beau être un fan fini de Pearl jam, j'en écoute rarement parce que je suis allé au bout de l'aventure. J’en ai tellement écouté... Je suis plus dans le côté «niché». Si tu me fais écouter Even Flow, ça ne m'intéresse pas. Pendant un show, j'irais aux toilettes pendant Better Man

Sinon, Johnny Cash, Tragically Hip, j'écoute encore beaucoup ça. 

Je me suis replongé dans Tea Party et Our Lady Peace. J'ai été agréablement surpris par Our Lady Peace. Tea Party, ça a mal vieilli! Avec le côté tam-tam, collier en billes. J’ai aussi réécouté System of a Down parce que je voulais faire Aerials au karaoké. 

D’ailleurs, comment as-tu survécu à une année sans karaoké?

J’ai ma machine dans mon sous-sol. J’ai survécu comme ça. J'ai initié ma blonde au karaoké. Elle n'aimait pas ça. Je lui ai fait croire qu'elle était pas pire. Elle y a pris goût en chantant Woman in love de Barbra Streisand et Hopelessly devoted to you d’Olivia Newton-John

Quand les bars karaoké vont rouvrir, ça va être quoi la première toune que tu vas chanter?

Promenade sur Mars.

As-tu déjà joué dans un groupe?

Non. J'aurais vraiment aimé ça. Quand j’étais en secondaire 5, je ressemblais un peu à un jeune James Hetfield prépubère. J'avais les cheveux longs, un peu d'acné. Avant de triper grunge, j’ai eu ma période Metallica. Tous les jours j'avais un chandail de Metallica différent.

Puis un moment donné, des métalleux de Saint-Eustache m’ont demandé: «Ça te tenterait pas de chanter avec nous autres?» Mais j'étais trop gêné. Aujourd'hui, pas une journée ne passe sans que je le regrette. 

Est-ce qu'il y a un album que tu as acheté en plus d’un format (cassette, CD, vinyle)?

Tous les Pearl Jam. J'ai commencé à suivre le groupe dans ma période cassette puis j'ai switché aux CD. Un moment donné je me suis fait voler dans mon char, mais tous mes CD de Pearl Jam sont restés dans le coffre à gants! J'ai vraiment été déçu du voleur. 

Quels groupes t'as vus le plus souvent en spectacle?

Pearl Jam, les Cowboys fringants. Je pense que Tea Party, je les ai vus 10 fois en show. Ils jouaient partout un moment donné. Quand il y avait le Edgefest, le Rockfest, tu étais assuré de voir Moist, Our Lady Peace, Tea Party... 

Avant la pandémie, avais-tu des billets pour un show que tu attendais depuis longtemps?

J'avais des billets pour... Pearl Jam au Lollapalooza à Paris, pour Pearl Jam à Québec, pour Pearl Jam à Ottawa et Elton John à Montréal. Tout ça est tombé à l'eau. 

Comme journaliste, quel band ou journaliste aimerais-tu interviewer?

Eddie Vedder, sans hésitation. C'est mon rêve. Je prendrais ma retraite après. Je n'aurais plus aucun défi professionnel. J’ai déjà croisé le guitariste de Pearl Jam à Québec puis je lui ai sauté au cou comme si j'étais une jeune lycéenne avec les Beatles. J'ai laissé mon char dans la rue. J'ai ouvert ma porte, j'ai mis mon char sur park, j'ai laissé la porte ouverte et je suis parti vers lui puis j'ai sauté dessus. Je l'ai touché! Il m'a signé un petit mot que j'ai encore: «Keep on rockin’ Hugo». J'avais rien pour prendre des photos donc j'ai aucune trace visuelle.  

Tu as quand même eu la chance de rencontrer quelques musiciens que tu apprécies?

J'ai déjà parlé avec Dave Mustaine (chanteur de Megadeth) et il était vraiment épais. Il me parlait de filles. Il avait l'air d'un sérieux douchebag. J’étais déçu. Le guitariste de Stone Temple Pilots avait fait un show au Rockfest. Il était cool. Grimskunk, je les ai rencontrés plusieurs fois. 

J'ai eu la chance de parler à une couple de bands. Même le petit Jérémy. Mais Eddie Vedder, ce serait le clou de ma carrière!

Écoutez la liste de lecture du roman Olivia Vendetta d'Hugo Meunier.