Les extraterrestres nous observent-ils? Un rapport américain sur les ovnis très attendu | 24 heures
/bref

Les extraterrestres nous observent-ils? Un rapport américain sur les ovnis très attendu

Image principale de l'article Les extraterrestres nous observent-ils?
AFP
  • Le gouvernement américain doit publier le mois prochain un rapport sur les «phénomènes aériens non identifiés».
  • Le Pentagone a publié l’an dernier des vidéos prises par des pilotes de l’US Navy, qui montraient des rencontres en vol avec ce qui semble être des ovnis.
  • L’espace aérien mondial est encombré: outre les avions de ligne, il est traversé de drones militaires, de quadricoptères et de ballons-sondes utilisés pour les prévisions météorologiques.

Les extraterrestres nous surveillent-ils? Pour le gouvernement américain, qui doit publier le mois prochain un rapport sur les «phénomènes aériens non identifiés», les mystérieux aéronefs aperçus ces dernières années par des pilotes militaires n’ont rien à voir avec de potentiels petits hommes verts, mais plutôt avec de très réels adversaires des États-Unis.

Un rapport attendu

Après des décennies de secret, le Congrès a ordonné l’an dernier à l’exécutif d’informer le grand public sur les activités de l’unité du Pentagone chargée d’étudier ces phénomènes, qui a été confiée à l’US Navy.

Ce rapport, placé sous l’autorité de la direction des services de renseignement (DNI), risque de décevoir les amateurs d’extraterrestres, dont l’enthousiasme a été relancé par un récent reportage du très sérieux magazine télévisé américain 60 Minutes sur ce sujet.

L’ex-président Barack Obama en a malicieusement remis une couche cette semaine, en avouant lors d’une émission humoristique avoir demandé à son arrivée à la Maison-Blanche s’il existait un laboratoire secret où «on garde les spécimens extraterrestres et les vaisseaux spatiaux». «Ils ont fait quelques recherches et la réponse a été non», a-t-il ajouté en souriant.

«Ce qui est vrai - et là je suis sérieux - c’est qu’il y a des vidéos et des images d’objets dans le ciel dont nous ne savons pas exactement ce qu’ils sont», a ajouté M. Obama.

Des vidéos publiées l'an dernier

Le Pentagone a publié l’an dernier des vidéos prises par des pilotes de l’US Navy, qui montraient des rencontres en vol avec ce qui semble être des ovnis. Une de ces vidéos -toutes en noir et blanc- date de novembre 2004 et les deux autres de janvier 2015.

Sur l’une, on peut voir un objet de forme oblongue se déplaçant rapidement qui, quelques secondes après avoir été repéré par un des capteurs à bord de l’appareil de l’US Navy, disparaît sur la gauche à la suite d’une soudaine accélération.

Dans une autre vidéo, on distingue un objet au-dessus des nuages, le pilote se demandant s’il s’agit d’un drone.

«Phénomènes aériens non identifiés»

Au Pentagone, ces images sont prises très au sérieux. Pour éviter tout lien avec des êtres venus d’une autre planète et encourager les aviateurs à rapporter ces apparitions sans crainte d’être moqués, les militaires ne les désignent plus comme des «objets volants non identifiés» (ovni) mais comme des «phénomènes aériens non identifiés».

L’objectif est que les experts militaires et ceux des services de renseignement analysent leurs vidéos et identifient le plus d’aéronefs possible.

Espace aérien encombré

L’espace aérien mondial est encombré, explique un responsable du Pentagone ayant requis l’anonymat. Outre les avions de ligne, il est traversé de drones militaires qui peuvent être américains ou venir de l’étranger, de quadricoptères, ces petits drones à quatre bras équipés de caméras et vendus dans le commerce, de ballons-sondes utilisés notamment pour les prévisions météorologiques, dont il existe des milliers de modèles différents, sans compter les prototypes militaires américains testés dans le plus grand secret.

Selon la vitesse à laquelle volent les pilotes militaires, les reflets du soleil, l’heure, la météo, il peut être difficile d’identifier l’aéronef observé, mais c’est possible grâce à des analyses mathématiques, des recoupements de photos prises sous des angles différents, etc.

Le Pentagone ne publie aucune de ces conclusions pour éviter de donner des indications à de potentiels adversaires. Mais un objet qui apparaît sur une vidéo comme se déplaçant rapidement peut, après analyse des mouvements de l’océan, des mouvements de l’appareil qui l’a repéré et de ses propres mouvements, finalement se déplacer assez lentement.

Technologies très avancées 

«Plus nous recueillons de données, plus nous pouvons réduire l’écart entre identifié et non identifié, et plus nous pouvons éviter des surprises stratégiques en termes de technologies de l’adversaire», a simplement indiqué une porte-parole du ministère américain de la Défense, Susan Gough, dans un communiqué.

Car ce qui inquiète les militaires, c’est que ces phénomènes observés très fréquemment («plus d’une ou deux fois par semaine», selon le responsable du Pentagone), témoignent de technologies dont les États-Unis ne disposent pas.

«En fait, on ne sait pas ce que c’est», a déclaré dimanche Luis Elizondo, un ancien militaire ayant participé aux travaux du Pentagone sur le sujet. «Ce que nous savons, c’est que quels que soient ces aéronefs, ils témoignent de capacités au-delà de la prochaine génération».

«Et c’est ce qui est inquiétant en termes de sécurité nationale: ils peuvent surpasser tout ce que nous avons dans notre inventaire, a-t-il précisé sur la chaîne ABC.

Pour le Pentagone, tout ceci ressemble beaucoup à de l’espionnage des centres d’entraînement de l’armée américaine.

«Nos aviateurs s’entraînent de la même façon qu’ils combattent. Et si quelqu’un est là, en train d’essayer d’identifier comment nous nous entraînons (...), ça lui donne un avantage», souligne le responsable du Pentagone.

À lire aussi

Et encore plus