Restos: il faut limiter les frais de livraison, même après la pandémie, dit QS | 24 heures
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Restos: il faut limiter les frais de livraison, même après la pandémie, dit QS

Vincent Marissal, de Québec solidaire
Photo Simon Clark

Vincent Marissal, de Québec solidaire

Après des mois de fermeture, les restaurateurs pourraient continuer de mordre la poussière, selon Québec solidaire (QS). Craignant les effets que pourrait avoir le «dégel» des frais de livraison de nourriture, le parti demande le maintien du plafonnement au-delà de la crise sanitaire.

Depuis mars, les grandes entreprises de livraison, comme Uber Eats, Skip ou DoorDash, doivent plafonner les frais de livraison qu'ils imposent aux restaurants à 15% de la facture totale d'une commande. Un propriétaire n'a donc qu'à payer 7,50$ pour un repas de 50$.

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C'est Québec qui avait imposé cette mesure en mars dernier. Or, le cadre législatif établi par le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation André Lamontagne ne restera en exercice que le temps de l'urgence sanitaire.

C'est trop peu, affirme le député solidaire de Rosemont, Vincent Marissal. Ce dernier a déposé jeudi un projet de loi «visant à limiter de manière permanente» ces coûts afférents que doivent systématiquement payer les restaurateurs et qui, souvent, finissent par se retrouver sur la facture des clients.

«Le ministre a joué le pompier l'automne dernier, mais il a refusé par après de faire sa prévention d'incendie», a illustré le porte-parole de QS en matière d’économie. 

Un pansement?

M. Marissal avait sursauté lorsque le ministre Lamontagne avait déposé son projet de loi au début du mois de mars. «Il m'avait essentiellement dit qu'il veut laisser le libre-marché faire son oeuvre après la pandémie», a-t-il expliqué en entrevue avec le 24 heures.

Après le dépôt de la première mesure, les partis d'opposition avaient travaillé avec le gouvernement afin d'adopter le projet de loi le plus vite possible. 

«On l'avait laissé passer parce que des restaurateurs nous en avaient imploré, au moins pour leur donner un petit répit», souligne-t-il. 

Or, la fin de l'état d'urgence pointe à l'horizon. Et selon Vincent Marissal, ça pourrait faire mal aux restaurateurs.

À quelques jours de la fin de la session parlementaire, le député solidaire exhorte donc le gouvernement à agir.

Au Québec, en zone rouge, les salles à manger des restaurants sont fermées depuis près de huit mois consécutifs. Dans l'ensemble du Canada, ce serait pas moins de 10 000 établissements qui auraient fermé de manière définitive en 2020. 

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