Des étudiants s’opposent au projet GNL Québec | 24 heures
/environment

Des étudiants s’opposent au projet GNL Québec

Image principale de l'article Des étudiants s’opposent au projet
Photo Félix Lacerte-Gauthier
  • Une vingtaine d’étudiants se sont réunis vendredi à Montréal, devant le bureau de circonscription de Richard Campeau, député de Bourget, afin de faire valoir leur opposition au projet d’usine de gaz naturel de GNL Québec. 

«Vu le contexte de pandémie, c’est une petite manifestation interne. C’est une occupation symbolique de la place, qui sera rendue visible via les réseaux sociaux», a expliqué Lulia Farcutiu, militante pour la Coalition étudiante pour un virage environnemental et social.

D’autres manifestations semblables étaient prévues à travers la province devant les bureaux de circonscription de neuf députés de la Coalition Avenir Québec (CAQ).

• À lire aussi: Un autre «GNL Québec» inquiète

Protéger l'avenir      

«On est venu demander à un parti qui a le mot avenir dans son nom, mais si un projet comme ça passe, il n’y en aura pas, d’avenir. On a moins de 10 ans pour éviter la catastrophe climatique», a clamé Simon Guiroy, coordonnateur et porte-parole de la Coalition Arrêtons GNL, un regroupement d’associations étudiantes représentant 330 000 membres.

Il demande également que le gouvernement prenne des actions concrètes. «C’est le seul parti qui ne s’est pas prononcé contre le projet», a rappelé Simon Guiroy.

À Montréal, le député Richard Campeau est sorti de son bureau afin de discuter avec les manifestants.

«J’avais l’impression que ça ferait une belle discussion, et c’est agréable. Ce sont des gens renseignés, et j’ai du respect pour ça», a-t-il constaté.

Un projet risqué      

Pour rappel, le projet de gazoduc, d’une longueur de 782 km, transporterait du gaz naturel de l’Ouest canadien jusqu’à une usine de liquéfaction au Saguenay, où il serait ensuite exporté par bateau à travers le monde.

Dans un rapport rendu public, le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) estimait que les risques du projet dépassaient ses avantages.

M. Campeau a souligné que deux conditions sont demandées pour que le projet puisse aller de l’avant: qu’il y ait une acceptabilité sociale et une réduction des gaz à effet de serre.

«Il y a un processus, laissons-le aller, et le ministère va décider. On a déjà dit que ça prendrait ces deux conditions, et pour l’instant, elles ne sont pas remplies. Le projet a deux prises contre [lui]», a-t-il illustré.

À lire aussi

Et encore plus