La santé publique met en garde contre un déconfinement trop rapide | 24 heures
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La santé publique met en garde contre un déconfinement trop rapide

Image principale de l'article La santé publique appelle à la prudence
Photo d'archives, Agence QMI
  • La Dre Theresa Tam met en garde contre l’empressement de délaisser les mesures sanitaires.
  • Un excès de confiance peut mener à une remontée surprise du nombre de cas quotidiens de COVID-19, prévient-elle.
  • L’approche actuelle de Québec n’est pas «déraisonnable» aux yeux de la Dre Tam.

À l’heure où le Québec tourne le dos au couvre-feu et retrouve le bonheur des terrasses, l’hygiéniste en chef du Canada met en garde contre l’empressement de délaisser les mesures sanitaires et plaide pour une approche fondée sur la prudence.

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Pour la Dre Theresa Tam, cheffe de la santé publique canadienne, les leçons à tirer de la période entre la fin de la deuxième vague et le début de la troisième vague sont claires: un excès de confiance peut mener à une remontée surprise du nombre de cas quotidiens de COVID-19.

Ne pas répéter les mêmes erreurs 

Plus tôt cette année, certaines provinces, notamment l’Ontario, avaient décidé d’assouplir les mesures alors que le nombre de nouveaux cas n’avait baissé qu’environ au tiers du sommet de nouvelles infections quotidiennes. Au niveau national, cela s’est traduit par une troisième vague qui a surpassé la deuxième, en raison notamment de la progression des variants.

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«Nous savons que les vaccins vont fonctionner, mais nous n’avons toujours pas vacciné tout le monde avec au moins une dose, et la courbe est tout juste au-dessus de 50 % de réduction par rapport au sommet», a-t-elle illustré en point de presse vendredi.

Cela dit, l’approche actuelle de Québec n’est pas «déraisonnable» aux yeux de la Dre Tam, car «les terrasses et les espaces extérieurs» sont des espaces «moins risqués». Puis, «les gens ont besoin de sortir», a-t-elle reconnu.

Prenant exemple sur le Royaume-Uni, la cheffe de la santé publique avertit qu’un danger potentiel est la sous-vaccination dans certaines «poches» de population. Un relâchement généralisé pourrait contribuer à de nouveaux foyers d’éclosion dans ces zones, ce qui risquerait de faire déraper l’effort national.

«Dans ces cas-ci», a-t-elle précisé, «il faudra agir rapidement».

La vaccination est la clé 

Au Royaume-Uni, le gouvernement a commencé (très progressivement) à relaxer les mesures sanitaires lorsque 60 % de la population avait reçu au moins une dose de vaccin. Au Québec, la proportion de personnes vaccinées au moins une fois est de 57,4 % en date de vendredi.

La Dre Tam rappelle qu’un haut taux de vaccination est la clé qui permettra des assouplissements plus importants.

Selon les critères établis par la santé publique du Canada, le seuil des 75 % de personnes vaccinées avec une dose et de 20 % de personnes vaccinées avec deux doses devrait être atteint avant les premiers relâchements. Ces critères ont toutefois été critiqués par certains experts, qui les jugent trop contraignants.