Dépouilles de 215 enfants autochtones: des corps pourraient être enterrés au Québec | 24 heures
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Dépouilles de 215 enfants autochtones: des corps pourraient être enterrés au Québec

Le ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière.
Photo Chantal Poirier

Le ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière.

  • Des dépouilles d’enfants autochtones pourraient être retrouvées sur les sites d’anciens pensionnats au Québec, comme ce fut le cas à Kamloops.
  • Le Québec a compté six pensionnats accueillant de jeunes enfants amérindiens, le dernier de ces établissements ayant fermé en 1991.
  • Le gouvernement Legault étudie la possibilité de sécuriser les sites afin d’effectuer éventuellement des fouilles.  

Le ministre responsable des Affaires autochtones estime que des dépouilles d’enfants autochtones pourraient être retrouvées sur les sites d’anciens pensionnats au Québec, comme ce fut le cas à Kamloops.

«Est-ce que j’exclus que des corps soient enterrés à ces endroits-là? La réponse est non, a commenté Ian Lafrenière, lors d’un point de presse à l’Assemblée nationale. Je n’ai pas de réponse, je n’ai pas de confirmations pour vous dire qu’il pourrait ou ne pourrait pas y en avoir.»  

• À lire aussi: Les restes de 215 enfants autochtones retrouvés

Le Québec a compté six pensionnats accueillant de jeunes enfants amérindiens, le dernier établissement en sol ayant fermé ses portes en 1991. À ceux-ci s’ajoutent des «foyers», qui jouaient un rôle similaire.   

Après la découverte des restes de 215 enfants autochtones dans une fosse commune sur le site d’un ancien pensionnat de Kamloops, en Colombie-Britannique, le gouvernement Legault étudie la possibilité de sécuriser les sites afin d’effectuer éventuellement des fouilles, rapporte Le Journal

Le ministre affirme qu’il souhaite consulter les familles avant d’aller de l’avant. «On ne veut pas prendre une décision pour elles. [...] Est-ce qu’elles sont prêtes à passer au travers cette étape douloureuse?» a expliqué le ministre Lafrenière, en se défendant de tarder à agir.  

«On est en lien avec les familles, les communautés. On va voir quelle est leur volonté», dit-il.     

Le tout pourrait être fait très rapidement, assure le ministre. «On n’écarte pas l’importance de sécuriser ces sites-là», a-t-il déclaré.  

Projet de loi

Dans un dossier parallèle, le ministre Lafrenière a souligné l’adoption prochaine du projet de loi 79, qui aidera les familles autochtones à avoir accès au dossier d’enfants disparus après avoir été pris en charge par le réseau de la santé québécois.  

Dans certains cas, les familles n’auraient pas été avisées après le décès de leur enfant, tandis que d’autres pourraient avoir été donnés en adoption sans le consentement de leurs parents.  

Ian Lafrenière a toutefois rejeté l’idée d’amender sa pièce législative pour couvrir les pensionnats, puisqu’il s’agit d’une juridiction fédérale. «Je pourrais vous faire une belle sortie publique, une belle annonce de communication en vous disant ‘‘on va l’amender’’: je le sais, dans mon for intérieur, que ça ne changerait absolument rien», dit-il.  

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