Changements climatiques : quand un dessin aide à ouvrir les yeux | 24 heures
/environment

Changements climatiques : quand un dessin aide à ouvrir les yeux

L’illustratrice québécoise Myriam Wares
Joël Lemay / Agence QMI

L’illustratrice québécoise Myriam Wares

L’illustratrice québécoise Myriam Wares, qui signe la Une du 24 heures de cette semaine, ne se fait pas d’illusions: elle sait qu’elle ne changera pas le monde avec ses dessins. Mais si elle peut amener quelques personnes à s’intéresser aux enjeux climatiques grâce à ses œuvres, ce sera déjà ça de gagné. On lui a posé quelques questions.

• À lire aussi: 6 questions pour comprendre la carboneutralité

• À lire aussi: Le Canada a toujours raté ses cibles de réduction des GES

Myriam, quand on regarde tes illustrations, on voit tout de suite que tu as une sensibilité pour les enjeux climatiques. Comment ça t’est venu? 

J'ai toujours dessiné la nature. C'est quelque chose qui m'a toujours passionnée. Quand j'étais petite, avec ma famille, on passait beaucoup de temps en plein air à faire des randonnées. C'est comme ça que j'ai appris, en dessinant des arbres, des plantes, des paysages. Malheureusement, quand on traite des sujets en lien avec la nature, ça finit souvent par être des enjeux climatiques. Je pense que c'est naturel. Ça me tient à coeur. Ma génération, les milléniaux, on s'est toujours fait dire qu'il faut qu'on sauve la planète. C'est quelque chose qui tient à coeur à beaucoup de gens de mon âge. C'est presque inévitable. 

La Une du 24 heures du 3 juin 2021, illustrée par Myriam Wares

La Une du 24 heures du 3 juin 2021, illustrée par Myriam Wares

Dans ta vie personnelle, est-ce que la crise climatique influence tes choix? 

J'essaie de faire des choix plus éthiques. Je ne suis pas parfaite. Des fois, c'est des choix difficiles. Il y a tout le temps cette part de «je fais ce que je peux, mais je sais que ce n'est pas assez». Il faut vraiment qu'on fasse quelque chose en tant que société. Des fois c'est décourageant de trop y penser parce qu'on n'a pas vraiment de contrôle. Au jour le jour, je ne sais pas quoi faire pour sauver le monde. Mais je focus sur ce que je peux faire, moi, en tant qu'individu.  

Les enjeux climatiques sont souvent présents dans les œuvres de l’illustratrice montréalaise de 26 ans Myriam Wares.

Joël Lemay / Agence QMI

Les enjeux climatiques sont souvent présents dans les œuvres de l’illustratrice montréalaise de 26 ans Myriam Wares.

Crois-tu que tes illustrations ont le pouvoir de changer les choses? 

Je ne me fais pas d'illusions. Mais je me dis qu’en illustrant des articles qui abordent ces enjeux-là, ça va peut-être faire en sorte que quelqu'un va s'intéresser et lire l'article. C'est là que je peux faire quelque chose. 

• À lire aussi: On a demandé aux partis politiques québécois ce qu'ils pensent de la décroissance

L’illustratrice québécoise Myriam Wares

Joël Lemay / Agence QMI

L’illustratrice québécoise Myriam Wares

Tu as notamment collaboré avec le réputé magazine américain The Atlantic. Comment ça s’est fait? 

Oui ils ont toute une section dédiée aux enjeux climatiques. C'est pour ça que je me suis retrouvée à travailler pour eux. Dans mes débuts une des choses que j'ai faite pour commencer ma carrière est d'envoyer des portfolios. J'ai cherché les publications qui engageaient des illustrateurs et eux m'ont répondue. Je pense que ça m'a aidée. Ça m'a ouvert des portes aux États-Unis. J'ai été chanceuse d'avoir un contrat comme ça, tôt dans ma carrière. 

Pour découvrir d'autres artistes engagés :   

Découvrez Teenadultt, l’illustratrice montréalaise qui lève le poing bien haut

L’illustratrice Ana Roy nous parle de santé mentale et de réseaux sociaux

L'illustratrice Florence Rivest nous met la nature «dans la face»

Une illustratrice dessine des restos, boutiques, et produits d’entreprises d’ici pour encourager l’achat local

À lire aussi

Et encore plus