Dépouilles retrouvées à Kamloops: de quoi les 215 enfants sont-ils morts? | 24 heures
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Dépouilles retrouvées à Kamloops: de quoi les 215 enfants sont-ils morts?

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AFP

La découverte d’un charnier de l’horreur sur le site d’un ancien pensionnat autochtone de Kamloops en Colombie-Britannique donne froid dans le dos. De quoi ces 215 enfants sont-ils morts? L’anthropologie judiciaire devrait fournir des réponses. 

«Je crois que l’on pourra déterminer les causes de décès par les expertises pathologiques et anthropologiques. Les marques de violence sur les os demeurent même après la mort», a indiqué Yann Dazé, pathologiste judiciaire en entrevue.

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Le spécialiste en la matière a souligné que, même si la science a ses limites, il reste toutefois confiant que la lumière pourra être faite. Et ce malgré le fait que les dépouilles risquent d’être fort dégradées, décomposées et probablement à l’état squelettique vu les années qui ont passées.

Le travail sur le terrain sera de longue haleine. L’étape de l’exhumation des corps sera déterminante et «la manière doit être rigoureuse et scientifique», a précisé M. Dazé.

La découverte du charnier a semé la consternation au sein de la Première Nation Tk’emlúps te Secwépemc et partout au Canada. La nouvelle est triste et révoltante.

ADN et examens

Les enfants ont-ils été maltraités ou négligés à l’époque? Sont-ils décédés de causes naturelles?

«On tombe un peu plus dans les hypothèses que les experts pourront peut-être évoquer sans déterminer de façon claire et précise les causes de décès. Tout dépendra de l’état des corps», a avancé le pathologiste judiciaire.

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L’examen anthropologique permettra également d’orienter les recherches et d’apporter des réponses sur le sexe, l’âge au décès, la taille des enfants, etc.

Les 215 enfants autochtones auraient été enterrés dans une fosse commune. Pourra-t-on restituer leurs restes humains à des membres de leur famille malgré les décennies qui ont passé?

«Il faudra faire des tests d’ADN, comparer avec les familles pour remettre les bonnes parties de corps avec les bonnes victimes et aux bonnes familles», a ajouté Yann Dazé.

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