Affordance Studio : Savoir quand activer son «doomsday device» | 24 heures
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Affordance Studio : Savoir quand activer son «doomsday device»

David Duguay, directeur des technologies, Kim Berthiaume, co-fondatrice et directrice créativité, et Pascal Nataf, président d’Affordance Studio.
Crédit photo: Marc-Olivier Bécotte / Crédit montage: Sébastien Dorion

David Duguay, directeur des technologies, Kim Berthiaume, co-fondatrice et directrice créativité, et Pascal Nataf, président d’Affordance Studio.

On entend souvent les entrepreneurs parler de leur succès, mais plus rares sont ceux qui avouent être ébranlés quand les choses vont trop vite. Pascal Nataf, lui, n’a pas peur de dire que les affaires sont un marathon qui mérite qu’on prenne son temps; et qu’on n’hésite pas à décroître subitement si c’est ce qu’il faut. 

Quand ça va trop vite

Pascal Nataf étudiait en jeu vidéo à l’Université de Montréal lorsqu’il a découvert les « jeux sérieux ». Il a eu un coup de foudre pour ce mouvement qui cherche à éduquer les utilisateurs et à avoir un impact social ! En 2013, Kim Berthiaume (sa conjointe) et lui fondaient donc Affordance. Depuis, le studio a collaboré avec plusieurs organismes, dont le Centre des sciences de Montréal et les Archives nationales américaines, pour créer des jeux qui changent le monde.

Un an seulement après s’être lancés en affaires, les entrepreneurs ont gagné une bourse Pierre-Péladeau de 30 000 $ offerte par Québecor. Puis, les contrats se sont enchainés à toute vitesse ! Au point où ils ont frappé un mur, en 2017...

« On est rapidement monté à une trentaine d’employés. En tant que leader, je n’étais pas assez mature », raconte Pascal Nataf. Les entrepreneurs croulaient sous le stress. Bien que leurs mentors disaient que cet inconfort était normal, Kim et Pascal ont réalisé qu’ils ne voulaient pas de cette croissance à tout prix. 

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Se tracer des lignes rouges

« Dès le début de l’entreprise, on s’était tracé des lignes rouges, explique Pascal. On se disait : “À partir de ce point-là, ça ne vaudra pas la peine de continuer.” On appelait ça le doomsday device ! Si ce jour devait arriver, on pèserait sur le bouton et tout péterait. » 

Une ligne rouge a été franchie, le doomsday device enclenché : Affordance est donc passé de 30 à 12 employés. Étonnamment, c’est lorsqu’ils ont décidé de ralentir la croissance que les entrepreneurs ont vu les affaires exploser. Non seulement Affordance a repris de la vigueur, mais Pascal a cofondé le Indie Asylum, qui regroupe aujourd’hui 120 développeurs et neuf studios de jeux vidéo. Pour découvrir comment ces pas de recul ont permis un tel bond, je vous invite à écouter la série balado Sur un 10 cents

Chaque jeudi, retrouvez un nouvel épisode du balado Sur un dix cents sur le site du 24 heures.

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