Gyroroue, trottinette et vélo: rencontre avec trois utilisateurs de bolides électriques | 24 heures
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Gyroroue, trottinette et vélo: rencontre avec trois utilisateurs de bolides électriques

Macka Diallo, utilisateur de gyroroue
Photo Dominick Gravel / Agence QMI

Macka Diallo, utilisateur de gyroroue

Vous les avez peut-être vus filer entre les voitures ou sur les pistes cyclables: les petits véhicules électriques sont de plus en plus nombreux sur les routes. Ils permettent de se déplacer en ville, mais aussi de se rendre aux stations de métro les plus proches pour les gens en banlieue; on a parlé avec trois personnes qui en utilisent dans leur quotidien.  

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Gyroroue (roue électrique)   

Macka Diallo, 22 ans

Macka Diallo

Photo Dominick Gravel, Agence QMI

Macka Diallo

Son trajet : Macka utilise sa gyroroue pour la majorité de ses déplacements et pour se rendre au travail, situé à 10 km de son domicile. 

Coût : Macka a déboursé 1000$ pour sa première gyroroue. Il en est maintenant à sa troisième roue, qui lui a coûté environ 4000$. Ses trois appareils étaient neufs quand il les a achetés; les prix pour une gyroroue débutent autour de 800$ et peuvent grimper jusqu’à 5000$, selon lui.  

Macka Diallo

Photo Dominick Gravel, Agence QMI

Macka Diallo

Protection : Le jeune homme de 22 ans est facilement reconnaissable puisqu’il porte souvent un équipement complet, comprenant entre autres un casque «full face», un plastron, des jambières, des gants et des bandes fluorescentes.  

Pourquoi avoir choisi ce mode? 

Après avoir vu une vidéo d’une personne en train d’utiliser une gyroroue, Macka a décidé de s’en acheter une en 2018. Il a été l’un des premiers à Montréal à utiliser ce genre d’appareil, selon lui. Il a vu le nombre d’utilisateurs exploser depuis les quatre dernières années.  

Pour lui, c’est un moyen très économique d’aller au travail et de se déplacer partout où il veut. «Je ne prends jamais la voiture, ni le métro ou [l’autobus]. Tous mes déplacements se font avec ma roue électrique. Des fois, il m’arrive de prendre ma roue, de sortir sans nécessairement savoir où je vais et d’aller me promener», explique-t-il.  


Trottinette électrique  

Alexandra Potvin-Desrochers, 27 ans

Alexandra Potvin-Desrochers

Joël Lemay / Agence QMI

Alexandra Potvin-Desrochers

Son trajet : Alexandra réside dans l’arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve à Montréal et utilise sa trottinette électrique pour effectuer des trajets courts (30 minutes) . Avant la pandémie, elle l’utilisait pour se rendre au centre-ville où elle travaille. 

Coût : Alexandra a déboursé 920$ pour une trottinette neuve il y a trois ans. Sur le marché, des modèles d’entrée de gamme sont disponibles à partir de 500$. On peut s’attendre à payer en moyenne entre 800 et 1200$. 

Alexandra Potvin-Desrochers

Joël Lemay / Agence QMI

Alexandra Potvin-Desrochers

Protection nécessaire : Casque. 

Pourquoi avoir choisi ce mode? 

«C’est le côté pratique», dit celle qui apprécie ne pas suer en pleine canicule en l’utilisant. Aussi, la doctorante en neuroscience à l’Université McGill apprécie le côté écologique de ce transport en plus de l’économie d’argent pour se déplacer. 

«Je ne tripe pas [à prendre le] métro. Ce n’est pas le fun et jovial. Mon autre option est le vélo, mais il y a beaucoup de côtes.» 


Vélo électrique  

Erhel Diard, 32 ans

Erhel Diard

Photo Dominick Gravel, Agence QMI

Erhel Diard

Son trajet : Erhel réside dans l’arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve à Montréal. Elle utilise son vélo électrique été comme hiver pour la quasi-totalité de ses déplacements dont ses allers-retours à son lieu de travail (Centre hospitalier de l’Université de Montréal), son épicerie et pour ses activités sociales. 

Coût : 5000$ neuf. Selon Bicycles Quilicot, le prix de base pour un vélo électrique se situe à 2000$ et peut monter jusqu’à 12 000$ pour les modèles de vélo de montagne de haute performance.  

Erhel Diard

Dominick Gravel/Agence QMI

Erhel Diard

Protection nécessaire : Casque.  

Pourquoi avoir choisi ce mode? 

«Je voulais me remettre au vélo, mais je me sentais physiquement incapable de pouvoir m’en servir tout le temps. Le vélo électrique me semblait une bonne alternative», explique-t-elle. Se promener en vélo l’aide aussi dans sa gestion du stress, ajoute-t-elle.  

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Nos lois sont en retard  

Le Québec est en retard sur d’autres pays côté réglementation : même si la pratique semble tolérée, il n’est techniquement pas permis de circuler en trottinette électrique et en gyroroue sur les chemins publics, à part quelques rares exceptions. Le Service de police de la Ville de Montréal prévient d'ailleurs qu'ils doivent faire appliquer le code de la route et distribuer des amendes en cas d'infraction. 

Leur utilisation est pourtant bien établie dans plusieurs pays à travers le monde. Nos voisins du Sud ont des règles qui varient selon les États entourant la vitesse à laquelle les trottinettes électriques peuvent aller et les endroits où elles peuvent rouler. C’est la même chose en France. Encore mieux : à Stuttgart en Allemagne et à Göteborg en Suède, la trottinette électrique fait partie du réseau de transport public. 

Une pétition à l’Assemblée nationale a récemment été déposée afin de faire réviser le Code de la sécurité routière en matière d'encadrement de la micromobilité électrique et manuelle. 

De son côté, le vélo électrique est inscrit dans le Code de la sécurité routière et peut circuler sur les voies publiques, sauf les autoroutes et leurs voies d’accès. L’utilisateur doit absolument porter un casque. 

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