Simon Olivier Fecteau choque avec ses propos sur la masculinité toxique | 24 heures
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Simon Olivier Fecteau choque avec ses propos sur la masculinité toxique

Image principale de l'article Les propos Simon Olivier Fecteau choquent
MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

«Je n'adhère pas au concept de la masculinité toxique.»

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Si vous vous êtes adonnés à vous rendre sur la page de Simon Olivier Fecteau mardi soir, vous avez pu lire le statut composé de ces mots et de 198 autres dans lequel l’auteur-réalisateur-comédien donne son avis sur ce qu’il croit, lui, être la masculinité toxique.

Un peu plus tard, un autre statut est apparu.

«Crisse qu’on est divisé.»

Celui-là revenait sur le premier, et dénonçait le fait qu’il est très difficile d’avoir des discussions sur des sujets sensibles, sans tomber dans les attaques.

Le lendemain matin, les deux publications avaient disparu de la page de Fecteau.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, le réalisateur des dernières éditions du Bye Bye a réagi avec un nouveau statut dans lequel il dénonce le traitement qu’il a subi à la suite de ses deux publications initiales.

«Après la tempêtes de réseaux sociaux que j’ai causée hier, j'ai réalisé que mon statut problématique est peut-être le meilleur que j’ai jamais écrit.

Certe, il était maladroit dans ma réflexion sur le terme “masculinité toxique” qui je trouve à un écho négatif à force de l’entendre à toutes les sauces, même si la problématique existe bel et bien.

Mais, pourquoi que ce statut est pratiquement du génie (et c'est totalement malgré moi lol) c’est que j’ai fait ressortir un phénomène dont je parle souvent avec mes amis proches, mais dont je n’avais jamais encore été au centre de... »

Après avoir utilisé le mot génie pour décrire sa publication précédente, l’homme de 45 ans s’applique à critiquer le «mouvement idéologique du moment» le qualifiant de «sectaire», tout en précisant que la violence faite aux femmes est un grave problème de société qui doit être irradié.

«J’étais l’ennemi. Je ne supportais pas à 100% le narratif idéologique du moment.

J’étais l’homme blanc à abattre, j’étais le mal. (de la soirée... on s’entend)

Et ce genre de réactions, je l’ai vu souvent au cours des dernières années.

Aux États-Unis, ici. Il y a des mouvements très forts et inébranlables qui n’acceptent même pas la discussion. La discussion n’est pas une option.

Et moi, ça, ça me fait peur. Parce que, de mon expérience, quand t’arrêtes de douter c’est habituellement là que tu commences à avoir tord.»

Dans les commentaires, les opinions sont divisées.

Alors que plusieurs semblent d’accord avec l'ancien membre des Chick'n'Swell, d’autres ont critiqué le choix de M. Fecteau de continuer à revenir sur le sujet, considérant le fait que quelques heures avant, les Québécois.es ont appris avec horreur qu’un douzième féminicide avait eu lieu depuis le début de l’année.

L’auteure et humoriste Kim Lévesque-Lizotte en fait partie.

«Je vais m'avouer choquée que tu reviennes sur ce que tu ressens par-rapport à tout ça et que t'aies eu besoin de le partager aujourd'hui alors qu'on vient de vivre le 12e féminicide de l'année. Me semble que c'est de ça qu'on devrait parler. Je le dis pas pour te shamer, je le dis parce que ça vient m'ébranler profondément.»

Elle reproche aussi à Fecteau d’ignorer le fait que de nombreuses personnes lui avaient répondu de façon pertinente et touchante.

«[...]mais j'aimerais juste rappeler que j'ai dit que c'était un statut que je trouvais irresponsable parce qu'il nourrit la haine de ceux qui sont déjà sexistes.»

Au moment de l’écriture de ces lignes, la publication de Simon Olivier Fecteau compte près de 800 commentaires.

Bref, ça n'a pas fini de faire jaser.

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