« Xbox Game Pass est positif autant pour les joueurs que pour l’industrie » | 24 heures
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« Xbox Game Pass est positif autant pour les joueurs que pour l’industrie »

Image principale de l'article Entrevue avec Liz Hamren

En entrevue avec Pèse sur Start, la responsable des expériences de jeux et des plateformes chez Microsoft s’ouvre sur le passé, le présent et l’avenir de Xbox Game Pass.

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Il y a quatre ans, Microsoft a joué gros en lançant Xbox Game Pass, un service par abonnement permettant de jouer d’une façon illimitée à une centaine de jeux sur une console Xbox. Aujourd’hui, force est de constater que le service - qui est maintenant aussi offert sur PC et dans le nuage - est un véritable succès, au-delà des attentes de bien des joueurs et observateurs de l’industrie. 

À quelques jours du salon du jeu vidéo E3, notre chroniqueur Maxime Johnson s’est entretenu avec Liz Hamren, vice-présidente corporative responsable des expériences de jeux et des plateformes chez Microsoft, pour en discuter. 

Liz Hamren, vice-présidente corporative responsable des expériences de jeux et des plateformes chez Microsoft

Courtoisie Microsoft

Liz Hamren, vice-présidente corporative responsable des expériences de jeux et des plateformes chez Microsoft

Maxime Johnson : Qu’avez-vous appris depuis le lancement de Xbox Game Pass en 2017?

Liz Hamren : Ce qui a été le plus excitant au cours des dernières années a été de constater que nos hypothèses de départ sur Xbox Game Pass se sont avérées justes. On croyait par exemple que les abonnés joueraient plus et qu’ils essaieraient des nouveaux titres plus facilement, et c’est ce qu’on observe.

L’impact de Xbox Game Pass est positif autant pour les joueurs que pour l’industrie. On a d’ailleurs des développeurs dont les revenus ont doublé depuis qu’ils y publient leurs jeux. Et être sur Xbox Game Pass ne réduit pas leurs ventes: MLB The Show 21, par exemple, a connu un énorme succès sur le service à son lancement en avril, et il a quand même été le jeu le plus vendu du mois sur Xbox. 

Mais on a encore beaucoup de travail à faire. Il faut continuer d’investir dans le contenu, et aussi apprendre comment mieux exposer les joueurs aux différents jeux. Il faut trouver comment présenter les titres auxquels les abonnés voudront jouer, sans que faire un choix ne devienne un fardeau. 

MJ : Je crois que plusieurs personnes ont été surprises du succès de Xbox Game Pass. Était-ce votre cas?

LH : Je ne dirais pas que nous avons été surpris, mais nous avons certainement été rassurés. Même si on avait nos hypothèses il y a quatre ans, nous n’étions pas sûr que cela fonctionnerait. On se demandait si ça allait plaire au public, et si ça allait vraiment être bon pour l’industrie. Ce qu’on voit aujourd’hui correspond à ce que l’on espérait. C’est vraiment quelque chose qui nous rend heureux. 

Courtoisie Microsoft

MJ : Quelle est la recette Xbox Game Pass? Comment choisissez-vous les jeux qui y sont offerts?

LH : C’est un mélange d’analyse quantitative et qualitative. On regarde les jeux auxquels les gens jouent, et ce qui les intéressent. Notre équipe de contenu essaie d’avoir une offre variée par rapport aux genres, aux types de joueurs, et à l’âge recommandé pour que les familles puissent jouer ensemble, par exemple. Il y a vraiment une grande quantité de facteurs à analyser. C’est un travail complexe et nuancé, qui est autant un art qu’une science. D’ailleurs, on a souvent des surprises. Il y a des jeux qui sont des succès inattendus, et d’autres qui sont moins populaires qu’on le pensait. À chaque fois, ça nous permet d’en apprendre un peu plus sur nos joueurs, et sur ce à quoi ils veulent vraiment jouer. 

MJ : Microsoft a affirmé en marge du E3 avoir l’intention de lancer une application Xbox pour les téléviseurs connectés. Pouvez-vous nous en dire plus?

LH : C’est quelque chose qu’on étudie, parce que ça représente bien notre vision du futur. On a déjà une application Xbox qui permet de jouer dans le nuage, alors pourquoi ne pas l’installer sur les téléviseurs et permettre aux gens de jouer avec seulement une manette? Nous n’avons rien de concret à annoncer aujourd’hui, mais c’est à l’essai. 

Courtoisie Microsoft

MJ : Xbox Game Pass est pour l’instant surtout utilisé par les propriétaires de Xbox, mais votre public cible risque de s’élargir avec l’arrivée de telles applications et du jeu dans le nuage. Comment allez-vous devoir vous adapter à cette réalité?

LH : C’est quelque chose d’important, en effet. Notre but n’est pas d’atteindre quelques centaines de millions de joueurs, mais plutôt les 3 milliards de joueurs dans le monde qui jouent à l’occasion. 

La première chose est de s’assurer que notre offre de jeux plaise à tout les types de joueurs. Ensuite, nous devons trouver une façon de structurer l’abonnement et les prix afin de rejoindre le plus de joueurs possibles. On analyse différents modèles d’affaires présentement, pour être sûr par exemple que les joueurs de partout dans le monde puissent y avoir accès. 

Il faut aussi s’assurer d’être inclusifs. Les 3 milliards de joueurs que l’on vise ne s’associent pas forcément à l’étiquette de gamer. Il est important qu’ils se reconnaissent eux aussi dans notre offre et dans notre marque.

▶ Xbox Game Pass en 5 chiffres (juin 2021)         

  • 18 millions : le nombre d’abonnés au service. 
  • Les abonnés jouent en moyenne à 30% plus genres de jeux différents que les autres joueurs.     
  • Ceux qui possèdent un compte Xbox Game Pass jouent à 40% plus de jeux que les autres.     
  • 90% des membres du service affirment qu’ils ont joué à un jeu qu’ils n’auraient pas essayé s’ils n’avaient pas été abonnés à Xbox Game Pass.    
  • 41 : le nombre de pays dans lesquels Xbox Game Pass est offert à l’heure actuelle.         

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