La mobilisation pour le climat reprendra, soutiennent les partis d'opposition | 24 heures
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La mobilisation pour le climat reprendra, soutiennent les partis d'opposition

Image principale de l'article La mobilisation reprendra, lance l'opposition

La mobilisation pour le climat reprendra cet automne, une fois la pandémie résorbée. C'est ce qu'ont prédit les partis d'opposition vendredi, durant leur bilan de fin de session parlementaire.

Tant le Parti libéral (PLQ) que Québec solidaire (QS) et le Parti québécois (PQ) se sont engagés à remettre l'environnement au cœur des débats à l'Assemblée nationale.

Le co-porte-parole de QS Gabriel Nadeau-Dubois

Photo d'archives

Le co-porte-parole de QS Gabriel Nadeau-Dubois

 

«Il y a une accalmie, et la question des changements climatiques va revenir au cœur de l'actualité ici, au parlement, mais [aussi] partout à travers le monde, j'en suis convaincu», a martelé le co-porte-parole de QS Gabriel Nadeau-Dubois. À partir de la session parlementaire d’automne, c’est lui qui s’adressera quotidiennement au premier ministre François Legault pour sa formation politique.

«Il y a une génération au complet pour laquelle c'est une menace existentielle. Ces jeunes-là ne laisseront pas ce sujet-là hors des projecteurs très longtemps, j'en suis convaincu.» – Gabriel Nadeau-Dubois, co-porte-parole de Québec solidaire      

Selon le PQ, c’est le «manque d’ambition» du plan vert du gouvernement caquiste qui replacera la lutte contre les changements climatiques au centre du débat.

Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon

Photo d'archives, Stevens Leblanc

Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon

«Il y a l'urgence climatique, pour laquelle la CAQ a un demi-plan, alors que les États-Unis mettent 2000 milliards de dollars dans un plan de transition énergétique. La CAQ a un plan qui, de l'avis des experts, est nettement insuffisant», a affirmé le chef de la formation souverainiste, Paul St-Pierre Plamondon.

«Ça ne s’est pas estompé»  

Malgré les 15 mois de pandémie que le Québec vient d’encaisser, la cheffe du Parti libéral, Dominique Anglade, n’a pas l’impression que la conscientisation climatique a été mise au rencart. Au contraire.

«Je ne pense pas que la lutte aux changements climatiques s'est estompée, en fait, parce que les gens ont pris encore plus conscience de leur environnement, ce qui les entoure, de la nature», a-t-elle indiqué.

La cheffe du Parti libéral, Dominique Anglade

JEAN-FRANCOIS DESGAGNES/JOURNAL

La cheffe du Parti libéral, Dominique Anglade

Dans les groupes d’opposition à Québec, les yeux se tournent vers le troisième lien entre Québec et Lévis. Annoncé en grande pompe par le premier ministre ce printemps, le projet menace de faire gonfler les émissions de gaz à effet de serre, soutiennent les chefs du PLQ, de QS et du PQ.

Le tunnel du gouvernement caquiste s’imposera dans les échanges parlementaires, selon Gabriel Nadeau-Dubois. L’élu solidaire a d’ailleurs l’intention d’en faire un cheval de bataille.

«Le troisième lien, c'est le symbole de la CAQ, c'est l'étendard de François Legault, a-t-il observé vendredi. C'est un projet qui nous éloigne du grand défi de ma génération, qui est celui de lutter contre les changements climatiques.»

Une «priorité»  

Le premier ministre François Legault faisait lui aussi le bilan de sa session vendredi. Il a placé l’environnement dans ses cinq priorités pour les prochains mois.

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À ses yeux, la relance verte de l’économie passe par l’éolien et l’exportation de l’hydroélectricité. «On doit réduire le réchauffement de la planète. C’est comme une évidence. Maintenant, il faut concilier ça avec l’économie», a-t-il soutenu.

Les travaux parlementaires au Salon bleu prennent fin ce vendredi et reprendront en septembre.

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