La sécheresse risque d’être «la prochaine pandémie», dit l’ONU | 24 heures
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La sécheresse risque d’être «la prochaine pandémie», dit l’ONU

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AFP

Les pays doivent améliorer leur gestion de l’eau et des terres, en plus de s’attaquer à l’urgence climatique, sans quoi la sécheresse deviendra «la prochaine pandémie», selon l’Organisation des Nations unies (ONU). 

Le Bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophe affirme que la sécheresse est la catastrophe à évolution lente qui touche le plus de personnes dans le monde et qu’elle «déterminera le cours du développement humain dans les années à venir». 

Depuis le dernier siècle, 1,5 milliard de personnes ont été touchées par la sécheresse, qui a en plus entraîné des pertes économiques de 124 milliards de dollars à l'échelle planétaire. Ces pertes, cependant, sont sans doute beaucoup plus importantes, l'estimation ne tenant pas compte de l’impact de la sécheresse dans les pays en voie de développement, indique-t-on dans le «Rapport spécial sur la sécheresse 2021».

«La sécheresse est sur le point de devenir la prochaine pandémie et il n’existe aucun vaccin pour la guérir. La plupart des pays du monde vivront dans un contexte de stress hydrique au cours des prochaines années. La sécheresse met en évidence et exacerbe les inégalités sociales et économiques qui sont profondément enracinées dans nos systèmes, et frappe le plus durement les plus vulnérables», écrit Mami Mizutori, représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophe.

Les pays développés aussi touchés  

Elle ajoute que seule une poignée de pays éviteront d’être confrontés d’une façon ou d’une autre à la sécheresse d’ici la fin du siècle. Si l'on s’imagine que la sécheresse affecte uniquement les régions désertiques d’Afrique, les États-Unis, l’Australie et le sud de l’Europe ont aussi connu des périodes de sécheresse dans les dernières années, signe que les pays développés ne sont pas épargnés. 

«Les gens vivent avec la sécheresse depuis 5000 ans, mais ce que nous voyons maintenant est très différent, dit Mme Mizutori. Les activités humaines exacerbent la sécheresse et en augmentent l’impact.»

Le rapport appelle à la mise en place de partenariats nationaux pour la résilience face à la sécheresse, rappelant que «la prévention a des coûts humains, financiers et environnementaux moindres que la réaction et la réponse».

Ce rapport servira de base aux discussions de la Conférence des Nations unies sur le climat (COP26), qui se tiendra à Glasgow en novembre prochain, selon le quotidien britannique The Guardian.

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