Un genou sur le cou: François Legault ne veut plus voir cette technique policière | 24 heures
/bref

Un genou sur le cou: François Legault ne veut plus voir cette technique policière

Image principale de l'article Legault ne veut plus voir cette technique
Capture d'écran Facebook

François Legault n’a «pas aimé» ce qu’il a vu d'une intervention policière survenue la semaine dernière dans le quartier Villeray. Des images de l’arrestation montrent un agent de police qui met vraisemblablement son genou sur le cou d’un jeune homme noir pour le maîtriser.  

Le gouvernement du Québec a par conséquent entamé des discussions avec le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) pour évaluer la validité de cette technique d’arrestation, qui n’est pas sans rappeler celle qu'a utilisée l'ex-policier Derek Chauvin il y a plus d'un an, au Minnesota, quand il a tué George Floyd. 

«On discute avec le SPVM: comment on fait pour s’assurer qu’on ne voie plus ça?» a signifié vendredi le premier ministre, en marge d’une annonce à Laval.

Des vidéos de l’intervention policière qui a eu lieu à Montréal le 10 juin ont récemment émergé sur les réseaux sociaux. On y voit un agent du SPVM, le genou vraisemblablement accoté sur le cou d’un homme noir.

Le corps policier municipal affirme avoir répondu à un appel pour une bagarre entre jeunes. Deux adolescents ont été arrêtés. Jeudi, plusieurs politiciens, dont la mairesse de Montréal, Valérie Plante, ont fait entendre leurs préoccupations quant à la technique utilisée.

«Comme beaucoup de Québécois, j’ai vu la photo [de l’intervention], a renchéri M. Legault vendredi. Je n’ai pas aimé voir cette photo-là.»

Une technique enseignée à Nicolet

Le SPVM a déjà lancé une analyse interne des événements qui se sont produits la semaine dernière à Villeray. Selon des experts consultés par Le Journal, toutefois, la technique que le policier emploie dans la vidéo n’a rien d'inhabituel.  

«Tout ce qu’ils utilisent, c’est ce qui est enseigné à l’École nationale de police», a indiqué Alfredo Munoz, qui a été expert en emploi de la force.

Au conseil municipal montréalais, les élus de l’opposition officielle exigent depuis plusieurs mois la fin des «techniques d’étranglement» au SPVM. En août dernier, le parti avait fait adopter une motion dans le but de mettre fin à l’emploi de «toute technique empêchant la personne visée de respirer».

Au cabinet de la mairesse, on se dit préoccupé par les images qui ont circulé jusqu’à maintenant. D’autres commentaires suivront une fois l’analyse complétée, a-t-on indiqué.

– Avec Le Journal de Montréal

À lire aussi

Et encore plus