REM de l’Est: un «projet optimisé» d'ici la fin 2021 | 24 heures
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REM de l’Est: un «projet optimisé» d'ici la fin 2021

Un train du Réseau express métropolitain (REM) se promène entre les stations Du Quartier et Panama, à Brossard, le lundi 7 juin 2021.
JOEL LEMAY/AGENCE QMI
Joël Lemay / Agence QMI

Un train du Réseau express métropolitain (REM) se promène entre les stations Du Quartier et Panama, à Brossard, le lundi 7 juin 2021. JOEL LEMAY/AGENCE QMI

CDPQ Infra déposera un «projet optimisé» de son Réseau express métropolitain (REM) de l’Est d’ici au début du processus d’évaluation environnementale. La structure aérienne, décriée par plusieurs, «n’est pas une fin en soi», assure le promoteur.

«On est très au fait des préoccupations», a réitéré lundi Virginie Cousineau, directrice des affaires publiques de CDPQ Infra – filiale «infrastructures» de la Caisse de dépôt et placement du Québec. L’organisme, qui est chargé de mener à terme le projet de train électrique, organisait une séance de breffage technique concernant les consultations publiques qu’il a tenues depuis le mois de mai.

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Terminées la semaine dernière, celles-ci ont permis d’entendre les citoyens du centre-ville, de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles, de Montréal-Est, de Rosemont–La Petite-Patrie, de Saint-Léonard et de Montréal-Nord. Tous ces quartiers doivent en théorie être traversés et desservis par le nouveau réseau de transport.

Selon Mme Cousineau, il reste encore plusieurs mois pour bonifier le projet. Un premier «projet optimisé» devrait toutefois aboutir d’ici la fin 2021, avant que le Bureau d’audiences publiques en environnement (BAPE) amorce ses propres consultations. 

De nouvelles recommandations pourraient toujours émerger du processus d’évaluation environnementale. C’est en 2023 que CDPQ Infra s’attend à avoir en main un plan final.

Le mode aérien inquiète toujours  

Depuis le lancement des consultations publiques, près de 30 000 personnes ont visité le site participatif du REM de l’Est. Au total, environ 1600 citoyens ont participé directement aux séances consultatives en faisant leurs recommandations au promoteur.

Parmi ceux-ci, plusieurs ont fait entendre leurs craintes quant à l’arrivée d’une structure aérienne sur le territoire oriental montréalais. Mais cette option «n’est pas une fin en soi», a souligné lundi Mme Cousineau.

«On n’est pas partis dans une prémisse où c’est: une structure aérienne ou rien. On a vraiment cherché à avoir la meilleure solution en fonction des contraintes qu’on a rencontrées dans nos analyses», a-t-elle indiqué.

CDPQ Infra a analysé trois scénarios d’insertion de son train électrique dans l’Est montréalais. Au mois de mai dernier, l’organisme jetait son dévolu sur un métro léger en hauteur, qui permettra techniquement d’éviter le trafic et de circuler à plus grande vitesse – et donc plus fréquemment.

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Or, l’insertion aérienne du REM fait craindre l’arrivée d’une «cicatrice» sur la carte métropolitaine. Au cours des derniers mois, plusieurs élus ont fait part de leurs appréhensions quant au projet.

«Pas d’impact» sur le parc Morgan  

CDPQ Infra affirme avoir pris en note l’ensemble des inquiétudes émises lors des consultations qu’il a tenues ce mois-ci et le mois dernier. Si le passage du REM à travers le parc Morgan est pratiquement coulé dans le béton, l’organisme s’assurera «qu’il n’y ait aucun impact» sur le secteur.

L’élu de Québec solidaire Alexandre Leduc s’était publiquement insurgé, au début du mois, du passage anticipé du REM à travers ce petit parc d’Hochelaga-Maisonneuve. Selon lui, le tracé risque de «balafrer» un des rares espaces verts du quartier.

Des citoyens se sont joints à M. Leduc quelques jours plus tard pour sonner l’alarme: selon eux, le REM menace la survie d’arbres matures disséminés en bordure du parc.

D’après Virginie Cousineau, le passage du train de la Caisse n’affectera en rien cet espace vert. «Notre objectif est de revoir l’alignement du tracé pour que ça soit collé le plus possible sur la rue Notre-Dame. Ça devrait nous permettre d’éviter les impacts», a-t-elle observé lundi.

CDPQ Infra doit soumettre d’ici l’automne un rapport préliminaire sur les consultations publiques du REM de l’Est. De nouvelles consultations sur l’unique question architecturale suivront au courant de 2021.

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